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NORDEN – Chapitre 90

Chapitre 90 – Le marquis et la provocation

— Pardonnez mon retard, monsieur le maire, fit une voix grave et posée.

Un homme, en haut de forme et en veste sombre par-dessus une chemise grise striée de noir saillante, se plaça devant eux. Il avait le regard sombre aussi profond que celui du Baron et que son impressionnante paire de sourcils gris cendré obscurcissait encore. Il portait à la main une canne noire brillante à pommeau de serpent, fait d’or blanc, bien mise en valeur par sa paire de gants noirs où deux de ses doigts étaient ornés d’une chevalière ; l’une avec les initiales du marquis et l’autre avec le sigle de l’Hydre.

Alexander et Ambre se levèrent en hâte afin de le saluer. La jeune femme reconnut le marquis Lucius Desrosiers et décela que l’odeur émanait de lui. Le marquis leur serra la main d’une poigne vigoureuse et les invita à s’asseoir.

Il ôta son chapeau, posa sa canne à côté de lui et s’assit. Il se tenait droit, les mains jointes et la tête dressée, le visage inexpressif, à l’image de l’homme qui se tenait en face de lui.

— Bonsoir mon oncle, dit Alexander après avoir bu une gorgée de champagne qu’un serveur venait de leur apporter.

En entendant cela, Ambre marqua un temps d’arrêt, stupéfaite. La voyant interdite, il lui expliqua brièvement que Lucius était le fils du frère de sa grand-mère issue de la branche maternelle, ce qui faisait de lui un cousin germain éloigné au premier degré et son plus proche parent encore vivant, qu’il avait l’habitude d’appeler oncle.

— Puis-je savoir en quel honneur vous daignez nous inviter dans votre fief ? Ajouta-t-il, je présume que ce n’est pas uniquement pour nous menacer, moi et ma partenaire que voici, comme votre lettre, forte alarmante, le laissait croire.

— Cela est vrai, mais vous connaissant, je savais qu’il était inutile de vous inviter sans piquer quelque peu votre intérêt.

— Vous êtes fort aimable !

Ambre toussa, gênée par l’odeur trop insistante qui s’engouffrait dans ses narines et provoquait en elle une sensation extrêmement désagréable. Elle sentait les battements de son cœur s’accélérer sans qu’elle parvienne à les calmer.

— Vous sentez-vous bien, mademoiselle ? Fit le marquis en l’apercevant baisser la tête, froncer les sourcils et se mordiller frénétiquement les lèvres.

Ambre ne dit rien et se contenta de hocher la tête en silence, sous les regards perplexes des deux hommes.

Je commence à avoir la tête qui tourne. Mon cœur s’emballe… Comme les dernières fois… Pourquoi ai-je envie de me jeter sur eux et de les mordre à sang ? Je me sens crispée, énervée…

— Je ne vais pas vous faire languir, annonça Lucius en continuant de dévisager la jeune femme, sachez juste que je me joins à vous désormais. Pour votre cause j’entends et en toute discrétion, bien sûr.

À cette annonce, Alexander et Ambre, choqués s’enquirent immédiatement du motif de se revirement soudain.

Tout en caressant le pommeau de sa canne, le marquis leur déclara avoir été contacté il y a peu par un allié commun ; quelqu’un de puissant et d’influent et pour qui le pouvoir politique mis en place par le Baron lui tenait à cœur. Lucius, désirant agir seul afin de ne pas trahir sa position au sein de l’Hydre et de ses partisans, préférait que ses actions demeurent le plus discrètes possible et se refusa à leur dévoiler la moindre information sur la-dite personne que se soit sur son identité ou sur ses projets.

Ambre gémit, plaquant une main sur son crâne.

Cette odeur m’étouffe, je ne la supporte plus ! Comment font-ils pour ne pas la sentir !

— Pourquoi teniez-vous à ce que je vienne également ? Grogna-t-elle, tressaillante, après une toux. Je ne vois pas en quoi il était utile de vous rendre visite ici !

Le marquis fit signe à un serveur de lui apporter un verre d’eau.

— Tout simplement pour observer de plus près la personne que je suis censé protéger envers et contre tout ! Répondit-il d’une voix grave.

Ils regardèrent le marquis avec des yeux ronds, stupéfaits de ce comportement si proche de celui du défunt Duc.

Quoi ? Mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec Adèle et moi ?

— Puis-je savoir ce que Friedrich et vous avez avec elle ? S’enquit Alexander, c’est à propos des spécimens H ? Éventuellement de sa mère, Hélène ?

Ambre, tremblante et nauséeuse, s’excusa. Elle prit congé afin de sortit prendre l’air, prenant au passage le verre d’eau qui venait de lui être servi.

Les deux hommes, déconcertés, la regardèrent s’éloigner.

— Qu’a-t-elle ? Demanda posément le marquis.

— La pression sans doute ! Mentit Alexander avec une angoisse dissimulée.

— Pour répondre à votre question, poursuivit le marquis, je ne suis en rien au courant de cela. Tout ce que je sais c’est que la personne pour laquelle je travaille dorénavant tient énormément à cette jeune femme et à sa sœur. Étant un homme fortement engagé à la Cause, comme vous le savez bien, je me dois à présent de les protéger.

— Et vous trahirez von Dorff et vos partisans sans problème ? Pardonnez mon scepticisme, mais vous voir duper vos proches pour épouser mon parti, qui ne rentre aucunement dans vos intérêts que ce soit de manière pécuniaire comme éthique, me paraît un tantinet suspect. À moins que ce cher monsieur de Rochester vous ait proposé une offre plus alléchante ? Puisque je présume que vous gardez contact avec lui.

Le marquis caressa son pommeau, les yeux rivés sur la tête sur serpent dont les pupilles en pierres incrustées semblaient l’observer.

— Ma volonté a toujours été de servir la Cause ainsi que l’Hydre, mais au vu des scandales de ces dernières années, je vous avoue que mon égo a fini par en prendre un coup. Ajoutez à cela le splendide coup d’État orchestré par Laurent duquel je n’étais absolument pas au courant et vous obtenez une Hydre brisée. Quant à Dieter, sa soif de pouvoir est puissante et je pense qu’effectivement, allié à de Laflégère, ils seront largement capables d’assurer leur suprématie sur le territoire.

— Le grand von Dorff ne sera pas peiné de perdre un si grand allié tel que vous ? Railla Alexander.

— J’ai été comme qui dirait évincé de leur part. Je ne dispose plus que de mon navire et des quelques hommes encore engagés à mon servir, puisqu’à cause de votre charmant programme j’ai dû me résoudre à en renvoyer la majeure partie. Ajouter à cela le frein des relations entre Norden et Providence, la baisse drastique de nos accords commerciaux avec les Hani et le fait que je ne sois pas non plus magistrat, je n’ai, pour ainsi dire, plus aucune utilité réelle aux yeux de von Dorff.

— Quelle fâcheuse affaire, vous m’envoyez terriblement désolé, fit Alexander, cynique.

— Votre sollicitude m’enchante.

— D’ailleurs, à ce propos, connaissiez-vous un certain officier noréen du nom de Georges, il travaillait sur votre navire il y a trois ans de cela avant de se transformer après avoir subi une sorte de… traumatisme, dirons-nous.

— En effet, cependant il n’était pas à ma solde, mais au service de William de Rochester, tout comme Rufùs.

— Un espion ou un membre des Hani ?

— La première proposition très certainement et un de Rochester très probablement.

— Savez-vous ce qu’il a subi ?

— Votre intérêt pour lui me laisse perplexe, dois-je prétendre qu’il s’agit du père de votre… partenaire, comme vous la qualifiez si bien ?

Alexander eut un petit rire nerveux, mais ne dit rien et se contenta de hocher la tête.

— Je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé, un accrochage au port de Providence, sans doute. Il n’a rien dévoilé de ce qu’il lui était arrivé, pas même à Rufùs qui m’a fait remonter l’affaire. J’ai appris également qu’il s’était transformé suite à cela et que, par conséquent, sa fortune ne sera rendue à ses enfants qu’à sa mort avérée.

Alexander finit son verre, le posa sur la table et porta son regard sur la missive.

— Vous m’avez parlé d’un coup d’état dans votre invitation, est-ce vrai ou juste un motif pour me dépêcher ?

— Tout à fait ! Acquiesça-t-il, et je tiens à ce que vous sachiez que je ne ferai rien pour l’en empêcher, car cela n’est pas mon rôle et mon employeur tient à ce que je demeure vivant le temps de ma mission. Je ferai de mon mieux pour sauver vos petites protégées cela dit.

— Je présume que vous ne me dévoilerez rien de plus sur le sujet, mais connaissez-vous seulement la date ?

— Malheureusement non et je doute fort d’être mis au courant, la Goélette est partie il y a seulement deux heures avec mon équipage pour son unique voyage annuel, d’où mon retard. J’ai quelques déconvenues avec mon Capitaine actuel, je vous l’avoue. Le navire ne sera, normalement, pas de retour avant deux bons mois et par conséquent, je n’ai aucun de mes hommes, de confiance j’entends bien, disponible pour vous épauler. Prenez vos précautions et assurez la protection de vos biens, car lorsque l’assaut éclatera, je doute fort que vous soyez en mesure de résister.

— Comment puis-je vous faire confiance mon oncle ?

— Vous n’avez pas à le faire, je tenais juste à vous avertir de la chose. De la même manière que je me moque éperdument de vos projets.

— Permettez-moi d’être sceptique là-dessus ! Grogna le maire en montrant les dents.

Lucius soupira, agacé devant sa défiance permanente.

— Alexander, je sais que nos rapports n’ont jamais été des plus amicaux, mais, à ce que je sache, je vous ai grandement sauvé la mise par le passé, lorsque vous aviez éperdument besoin de soutien. Je vous ai défendu corps et âme auprès de von Dorff afin que votre cas puisse être traduit devant la justice et que vous obteniez gain de cause ! Je l’ai fait et pourtant cela allait grandement contre mes intérêts !

— Tout ceci était à cause de vous ! Cracha-t-il, c’était de votre faute ! Celle de Wolfgang, de Laurent, de mon père et de tous les autres ! Vous avez ruiné ma vie sans le moindre scrupule, vous m’avez rongé jusqu’à la moelle !

— Et cela aura été l’un de mes plus grands regrets, en effet ! S’emporta le marquis. Jamais je n’avais été mis au courant de ces manigances sordides portées à votre encontre, envers un membre de ma famille ! Comment aurais-je pu me douter que ce genre de choses puisse exister ? Comment aurais-je pu imaginer que ce souci d’éthique et cette soif de pureté puissent avoir autant d’impact aux yeux de certains de notre rang ! Aux yeux de votre père !

L’homme, courroucé, prit une grande inspiration afin de modérer ses ardeurs, soutenant le regard furieux adressé par son neveu.

— Le mal a été fait, ajouta-t-il plus posément, et il est impossible de revenir en arrière. Donc, cessez votre apitoiement et endossez la tâche qui vous incombe ! Vous représentez actuellement l’avenir de notre belle île, vous et votre jeune partenaire noréenne. Je ne suis pas en accord avec votre politique, ça, je vous le concède, mais elle sera très certainement la mieux adaptée au vu du conflit prochain avec Charité ou Providence qui ne manquera pas d’éclater un de ces jours ! Ce n’est qu’une question d’années, une quinzaine au mieux !

Alexander pesta. Sur ce, le marquis se leva, prit sa canne et son chapeau et le dévisagea, impassible :

— Je vous laisse cher neveu, je ne tiens pas à trop m’attarder en votre compagnie de peur que cela ne devienne suspect. Ayez mes paroles en tête et faites-en ce que vous voulez.

Il s’inclina poliment et partit.

Alexander resta quelques instants sur le canapé, tentant de regagner son calme. Fortement énervé, il fulminait et frottait énergiquement les doigts contre ses paumes. Puis il jeta un bref coup d’œil à l’horloge accrochée non loin du comptoir ; celle-ci indiquait vingt-deux heures. Cela faisait plus de trois quarts d’heure qu’Ambre était partie. Il se leva, paya le serveur et sortit.

Dès qu’il eut quitté le salon pour accéder au hall de réception, il fut alpagué par un groupe des cinq personnes, trois hommes et deux femmes qui le hélèrent juste derrière lui. Le Baron les connaissait ; tous étaient des habitués des soirées mondaines dont l’un d’eux, qu’il avait eu la malchance de croiser tout à l’heure, se révélait être son cher et noble ami d’autrefois.

— Votre petite poupée vous a filé entre les doigts, monsieur le maire ? Railla l’homme, le vénérable et respectable pseudomarquis Léandre de Lussac.

— Vous êtes tombé bien bas Baron ! Ajouta Éric de Malherbes, un grand homme d’âge mûr, bien portant, à monocle. La pauvre enfant avait l’air troublée, c’est à se demander ce que vous lui avez fait. Vos chasses infructueuses vous ont fait vous rabattre sur des proies bien misérables !

Alexander grogna et montra les dents. Il était à cran et ses propos cinglants ne faisaient qu’augmenter sa rage interne.

— Mais non, mon cher marquis, intervint la femme de toute à l’heure ; une délicieuse créature aussi hautaine et blanche qu’un cygne du nom de Laurianne de Lussac, née von Dorff, la fille de Dieter en personne. C’est simplement pour se faire bien voir de la société. Prendre sa pupille, cette pauvre enfant, et la montrer fièrement tel un étendard, et chez nous en plus ! Voilà qui est bien joué, vous devez en amadouer plus d’un avec ce stratagème. Vous voulez apitoyer le peuple en montrant à quel point vous êtes magnanime ? Mais vous ne nous convaincrez pas. Vous êtes le grand Alexander von Tassle tout de même !

— En effet, l’un des hommes les plus séduisants et conquérants de la gent féminine, gloussa la deuxième femme, une lady d’une quarantaine d’années, chargée de parures. Et même si vos charmes ont perdu de leur superbe, je doute fort que votre instinct d’homme assoiffé de désir ne se contente d’assouvir son appétit avec une seule proie ! À moins qu’elle ne soit pas la seule à partager votre couche actuellement ?

— Mais non ma chère, rétorqua la première en lui donnant une tape amicale sur l’épaule. Regardez donc sa mine contrariée, vous voyez bien qu’il est en manque ! Aucune ne veut se rabaisser à se tenir auprès de lui à présent !

Alexander les regardait d’un œil mauvais. Il enrageait, le poitrail dressé afin de respirer et de garder son calme, sentant sa patience et son sang-froid s’en aller peu à peu.

— Combien en avez-vous rejeté autrefois ? Rajouta-t-elle, cinglante. Des dizaines si je ne m’abuse ? Vous les rendiez folles de par votre superbe physique et à vos gestes habiles, vous les enchaîniez sans le moindre scrupule. Vous les charmiez, les possédiez puis brisez leurs cœurs sans la moindre pitié. Combien se sont frottées à vous, éperdues et désireuses, dans le but d’être celle à qui vous dévoileriez votre corps superbe et mystérieux si jalousement gardé ? Mais voyez comment maintenant vous peinez à en capturer une, cela doit être terriblement humiliant de vous rabaisser à ce genre de miséreuses.

— Ce serait même à croire qu’il la paie ! Lança le troisième, Alastair von Dorff, le fils aîné, héritier du marquis et frère de Laurianne, en le dévisageant de ses yeux gris d’une impressionnante froideur.

Tous rirent à gorge déployée.

— Comment osez-vous me décrédibiliser de la sorte ! Jura Alexander. Vous débitez votre venin sur ma personne, mais sachez que cela ne me touche guère. Vous êtes jaloux et furieux que ce soit moi à présent qui ai le contrôle de Norden. Moi et moi seul ! Vous ne valez plus rien et bientôt quand les relations commerciales prendront fin, ce sera vous qui serez dans la disgrâce ! Votre temps est révolu ! Vous appartenez au passé et l’avenir se tournera vers le peuple aranoréen uni avec moi à sa tête.

— C’est pour cela que vous vous abaissez à prendre une nouvelle noréenne comme compagne ? Nota le premier en essuyant son monocle. Vous voulez l’amadouer afin de mieux comprendre ce peuple, jusqu’au jour où vous vous débarrasserez d’elle sans aucune pitié, car vous ne la jugerez plus utile.

Alexander serra les poings, il fulminait.

— À moins que votre nouvelle lubie soit de tourmenter les jeunes femmes miséreuses, de leur promettre monts et merveilles afin de les voir désillusionner. C’est assez cruel, mais venant de vous, Baron, plus rien ne m’étonne guère. Après tout, il faut reconnaître que votre habileté et vos charmes parviennent toujours à vous faire obtenir ce que vous souhaitez.

— Ou bien la perte de sa chère femme lui a fait prendre conscience que la solitude lui pesait et qu’il cherchait désespérément quelqu’un pour lui tenir compagnie ? Ricana Léandre, vous cherchez une gentille petite chienne manipulable et dévouée, prête à tout pour assouvir les besoins et les rêves de son maître adoré.

Il s’approcha de son rival et lui adressa un sourire carnassier.

— Tu nous rejoues la même scène qu’à l’époque, as-tu oublié comment cela c’est terminé ? Tu souhaites encore une fois nous provoquer, nous, tes pairs, en nous amenant ici une autre vermine souillée ? Histoire d’entacher à jamais ta réputation ? Ou tu ne parviens pas à l’oublier au point d’aller assouvir tes désirs auprès d’une nouvelle chienne ?

Alexander, de rage, montra les dents. Dans sa haine, il était incapable de pouvoir prononcer le moindre mot, les membres tendus à l’extrême.

— Vas-tu te rabaisser à l’épouser, elle aussi ? Souiller une énième fois ton nom auprès d’une noréenne encore plus ingrate que la première ? Et engendrer un monstre qui, je l’espère, finira comme le premier ?

Foudroyé par ces mots, le Baron cessa de respirer, poignardé en plein cœur. Il regarda le marquis, pétrifié. D’aussi loin qu’il se souvienne, Léandre avait toujours été blessant envers lui, pourtant, jamais encore il ne lui avait sorti pareille ignominie. Il prit alors conscience de l’immense fossé qui l’avait toujours séparé de ses pairs. De cette haine qu’il avait toujours éprouvée envers eux.

— Tu ne dis rien ? Dois-je en déduire que j’ai vu juste ? Comment réagira ta petite poupée charnelle lorsqu’elle apprendra que tu te sers d’elle comme d’un gentil petit toutou bien docile ?

L’une des femmes rit aux éclats et porta son regard juste derrière l’épaule du maire.

— Oh ! Mais je crois qu’il ne sera pas nécessaire de le lui annoncer… gloussa la première, la charmante petite minette a très certainement une petite annonce à nous faire part sur le sujet ! Il n’y a qu’à lui demander.

Alexander se retourna et remarqua avec effroi qu’Ambre était revenue et se tenait juste derrière lui. Elle l’avait aperçu devant l’entrée alors qu’elle se tenait sur le perron et était venue le rejoindre dans le hall, juste avant qu’il ne soit abordé.

La jeune femme, qui avait entendu toute la conversation, demeurait immobile, les yeux écarquillés et les mains tremblantes.

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