Hyrkil l’elfe obèse chapitre 1

Résumé du livre :

          Hyrkil l’elfe a faim de gloire auprès de ses semblables, alors il décide de partir en quête d’un moyen d’accomplir son but. Il cherche à occuper de hautes fonctions en terme d’influence sur les siens. Problème il n’est pas aidé par la nature, son corps reconnaissable de loin lui imposera une série d’épreuves. Parviendra t-il à ses fins, ou sera t-il vaincu par l’adversité ?

Chapitre 1 : Trio voyageur

          Hyrkil était un elfe malheureux, en effet il était la honte de sa famille, il s’empiffrait encore et encore. Il passait plus de dix heures par jour à manger, et pourtant il ne pesait que deux cent cinquante kilos, pour un mètre cinquante de hauteur. Ce qui était une disgrâce, quand on appartenait à la race des elfes gargantuesques, dit aussi les ventrus. Un elfe gargantuesque de trois cent kilos était mal vu par ses semblables, il était estimé comme une offense au dieu Gargantua, la principale figure religieuse des ventrus. Quelqu’un comme Hyrkil s’avérait par conséquent une personne déconsidérée par ses congénères. Les problèmes du malheureux avaient commencé dès le moment de sa naissance, son père ne le trouvant pas assez gros avait lourdement insisté pour se débarrasser du nourrisson, mais sa mère par amour s’était opposée à la fureur paternelle. Elle avait argumenté qu’elle pressentait un destin glorieux pour son fils. Le père avide de prestige pour sa famille s’était laissé infléchir, toutefois plus il avait vu son enfant grandir plus il regrettait de l’avoir laissé vivre. Il reconnaissait qu’Hyrkil le paria était une personne travailleuse et pieuse, mais il persistait à être léger par rapport aux standards sociaux des elfes gargantuesques. Le paria faisait pourtant tout ce qu’il pouvait pour devenir une immense masse de graisse, mais même en recourant à de puissants sorts de magie noire, il n’arrivait pas à avoir un poids satisfaisant pour ses proches.

           Hyrkil avait consulté des dizaines de spécialistes dans l’engraissement, suivait des régimes réputés pour favoriser la prise de poids, mangeait plus de dix kilos de beurre chaque jour. Mais le paria restait désespérément maigre, selon les critères des elfes gargantuesques. Résultat Hyrkil était méprisé par l’ensemble des habitants de son pays, l’île de Crètas. Il était célèbre dans le mauvais sens du terme, il était pointé du doigt, et tourné en dérision, presque chaque fois qu’il rencontrait un semblable.

          Pourtant Hyrkil faisait le maximum pour être intégré, ses aptitudes pour la magie noire étaient exceptionnelles, il concevait des stratagèmes qui avaient rapporté de nombreuses richesses à sa famille. Le paria connaissait mieux que certains religieux les livres sacrés liés au dieu Gargantua. Seulement voilà le «faible» poids d’Hyrkil était estimé comme une malédiction. Un seul être ne jugeait pas le paria, il s’agissait de son chien Anael. Bien que l’exercice physique soit très mal vu chez les ventrus, le paria adorait se promener avec son labrador, parfois il faisait même un peu la course avec lui.

          Malheureusement un jour Anael fut réduit en cendres par un ventru cruel. Cet événement poussa Hyrkil le paria à voyager hors de l’île de Crètas. Le paria eut un geste de compassion très rare chez les elfes gargantuesques. Il stocka les restes de son chien dans une urne, qu’il plaça dans une somptueuse tombe de pierre. L’animal défunt était représenté par une sculpture, et la sépulture comportait l’inscription, ici git un être fidèle. Hyrkil se mit à chercher parmi ses esclaves les deux qui lui seraient le plus utile. Bien que le paria soit mal vu, il gagnait bien sa vie. Son intelligence était reconnue, par conséquent il pouvait vendre très cher ses conseils. Ainsi il disposait d’une splendide demeure de grande taille, comportant des centaines d’esclaves. Il y avait différentes races de serviteurs chez le paria, des humains, des elfes des bois, des hauts-elfes, des nains, des ogres, et même un vampire. Hyrkil écarta d’office le vampire, malgré sa force, son savoir et son endurance, le buveur de sang représentait une menace sérieuse, il souffrait de la folie lunaire, au contact de la lumière de la lune, il devenait sanguinaire. Les humains étaient plus fiables, mais ils ne s’étaient jamais aventurés hors de Crètas. Les nains risquaient de saisir la première occasion qui se présentait pour égorger leur maître. Les hauts-elfes étaient des recrues difficiles à contrôler, dès que l’influence de la magie noire se réduisait, ils avaient envie de tuer leur propriétaire. Les ogres étaient de bons combattants, de plus ils pouvaient converser avec la majorité de la population de la planète Gerboisia, grâce à leurs connaissances en matière de langues.

            Cela poussa Hyrkil à sélectionner Alaman, un robuste ogre de trois mètres, à la fourrure marron, au groin développé, et aux longues oreilles pointues. Le paria choisit en outre  Frêneleau un elfe des bois, réputé pour ses capacités de survie et de pistage afin de l’assister. L’elfe des bois était un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt-dix, musclé, possédant de superbes cheveux roux qui lui dégringolaient dans le bas du dos. Frêneleau était en plus un as avec un arc, une épée, une fronde, une dague, et de nombreuses autres armes. Le paria n’avait pas ensorcelé avec des sorts Frêneleau et Alaman, tous deux servaient malgré cela loyalement leur maître, par obligation. Hyrkil avait empêché l’ogre et l’elfe des bois d’être mis à mort, en reconnaissance ceux-ci avaient juré de se dévouer à son égard. Cela n’empêchait pas Alaman, de balancer de temps à autre des piques bien senties à son propriétaire. De plus Frêneleau avait tendance à débattre avec son maître, même dans les situations délicates ou critiques.

          Hyrkil le paria après avoir sélectionné son escorte, laissa Frêneleau l’elfe des bois s’occuper du moyen de transport et de la nourriture, tandis qu’Alaman l’ogre se chargeait d’organiser le reste, notamment le choix des armes et des vêtements. Frêneleau avant d’être esclave était un aventurier qui avait appris à conduire différents types de véhicules, la barque, le bateau à voile, le char à chevaux, et durant son enfance il avait comme hobby la cuisine. Alaman était un tailleur de vêtements. Il savait fabriquer de très beaux habits mais comme la plupart des ogres mâles valides, il avait aussi suivi une solide formation aux maniements des armes.

          L’elfe des bois avait été capturé par des ventrus lors de l’exploration d’un château abandonné, censé abriter un fabuleux trésor. L’ogre était un prisonnier de guerre, lors d’une bataille pour protéger son village il avait été assommé, puis ramené sur Crètas.

        Frêneleau opta pour un voilier solide maniable par une seule personne, le bateau en bois avait une petite figure de proue représentant une cuillère et une fourchette entrecroisée. L’elfe des bois aurait voulu se passer de ce signe distinctif, mais il n’avait pas trouvé plus discret, les autres navires disponibles avaient tous une figure de proue, à l’image de Gargantua le dieu. Or un bateau seul qui quittait Crètas, avec une effigie bien visible de Gargantua ne faisait pas long feu. La divinité au ventre proéminent avec une tête de poule, des cornes de bélier, et le reste du corps avec une apparence humaine, était très connu et surtout haï par la majorité des habitants du monde de Gerboisia.

          Pour la nourriture Frêneleau dut prendre beaucoup de beurre, des rillettes, et d’autres aliments gras. Heureusement un sort de conservation rendait longtemps consommables les mets destinés au voyage. Alaman entassa sur le bateau, une grande tente, des cartes, des vêtements, et beaucoup d’autres objets utiles pour faire un voyage serein. Il prit aussi une grande hache de guerre à double tranchant pour lui ; une belle épée ouvragée ainsi qu’un arc et vingt flèches pour Frêneleau, et une fronde pour son maître. Le paria avait une arme plus puissante que ne le laissait supposer son apparence. En effet il tirait des cailloux explosifs qui pouvaient tuer généralement sur le coup, toute personne touchée. Hyrkil avait enchanté de banales pierres, afin de leur donner des propriétés surnaturelles.

          Hyrkil le paria avait deux choix en ce qui concernait les formalités administratives, pour autoriser sa sortie de l’île de Crètas, soit il attendait pendant un ou deux ans que l’on veuille bien prendre son cas en considération, soit Hyrkil versait un généreux pot-de-vin. La corruption était plus qu’une habitude bien ancrée sur Crètas, c’était carrément une tradition sacrée, un ventru qui faisait preuve d’honnêteté de manière publique, était la risée de ses semblables. Être cruel et retors était une marque de distinction chez les elfes gargantuesques, ceux qui avaient la faiblesse de se montrer gentils ou généreux, étaient considérés comme des proies à dépouiller ou, des fous à éduquer sévèrement. La brutalité et la méchanceté étaient des valeurs que les parents ventrus, transmettaient à leurs enfants, même si parfois cela pouvait amener pour les pères et les mères à subir une fin prématurée de la part de leur descendance.

          Le paria pouvait se montrer violent et cruel, mais il estimait que ses congénères allaient souvent trop loin. Hyrkil pensait qu’être impitoyable était utile par moment, mais il estimait aussi que savoir récompenser et partager s’avérait une source de bienfaits. Le paria se faisait très discret quand il distribuait des gratifications, pour éviter de passer pour un faible, mais il n’empêchait qu’il offrait souvent des cadeaux à ceux qui  le servaient bien.

          Au bout d’une semaine les préparatifs pour le voyage d’Hyrkil fut complet, la famille du paria le soutenait, dans l’espoir qu’il meure, afin que la honte de sa maigreur soit lavée. En effet Hyrkil avait prévu un périple très dangereux. Il allait voyager avec seulement deux gardes du corps, dans des pays, où au mieux il serait méprisé, au pire pris en chasse par des gens qui essayeraient de le tuer. Peu avant le départ Alaman l’ogre faillit déclencher un drame.

Hyrkil : Pourquoi prenons-nous un voilier, et non une grande barque ?

Alaman : Une barque aurait pu supporter votre poids et celui de Frêneleau, mais si on ajoute le mien, elle aurait vraisemblablement coulé.

Hyrkil : Sous-entends-tu que tu pèserais plus lourd que moi ? Choisis bien tes mots sinon tu auras de gros ennuis.

Alaman : C’est indéniable que vous êtes lourd, plus pesant qu’un ogre tel que moi. Mais je suis quand même massif, donc si on ajoute mon poids, la barque aurait eu du mal à rester sur l’eau.

Hyrkil : Je subis déjà des moqueries de la part de mes semblables sur ma légèreté embarrassante, si en plus mes esclaves s’y mettent, je sens que cela va mal finir.

Alaman : Quelle est la première étape de notre voyage, seigneur ?

Hyrkil : Nous allons à la ville côtière de Cantan, j’ai besoin d’informations sur un artefact très rare. Or le bureau principal de la plus importante guilde d’explorateurs du monde se trouve dans la cité.

Alaman : Quelles sont les propriétés de ce que vous convoitez ?

Hyrkil : Cela ne te regarde pas, sache cependant que si toi et Frêneleau me servez bien, je m’arrangerais pour que vous deveniez des affranchis, que vous soyez des êtres libres.

Alaman : Un grand merci, si vous me redonnez ma liberté, je vous serai éternellement reconnaissant.

Hyrkil : Avant de te réjouir, remplis d’abord tes obligations, tu resteras un esclave, si je n’obtiens pas satisfaction.

Alaman : Ne vous faites pas, pour obtenir la liberté, je serai prêt à affronter des dragons, ou des roi-démons.

Hyrkil : Je ne t’en demande pas tant, enfin j’espère.

Alaman : Pardon ? Je n’ai pas bien entendu la fin de votre phrase.

Hyrkil : C’est sans importance, il s’agissait d’une broutille.

          Il était rarissime sur l’île de Crètas, de promouvoir un esclave au rang d’affranchi. En effet les elfes gargantuesques dit les ventrus avaient tendance à considérer les esclaves comme des bêtes de somme corvéables à merci, de la nourriture, ou des sacrifices destinés à honorer Gargantua. Malgré le fait que la société ventrue reposait sur la servitude de ceux situés en bas de l’échelle sociale, généralement les larbins avaient une très courte durée de vie. Il arrivait qu’un seigneur elfe gargantuesque cause la mort de plus de cinquante esclaves par jour. Pourtant sans domestiques, les ventrus auraient été désemparés, ils ne pourraient pas s’habiller, obtenir des aliments, lire et beaucoup d’autre choses si des larbins n’étaient pas là pour les servir. Cette évidence n’empêchait pas les elfes gargantuesques de jouer sans vergogne, avec la vie de leurs esclaves. Chaque jour les bateaux ramenaient sur Crètas des centaines d’esclaves, pourtant cela suffisait avec peine à couvrir les besoins en main d’œuvre, sacrifices religieux, plaisir sexuel, et divertissement martial des ventrus. Environ un esclave sur un million accédait au statut d’affranchi sur Crètas. Ce chiffre était si peu élevé car il était socialement très mal vu pour un elfe gargantuesque, d’accorder de l’importance ou de l’affection à un serviteur. Si un esclave rendait un service exceptionnel à la classe supérieure de Crètas, il était considéré comme normal qu’un ventru s’approprie tout le mérite de son travail, et bizarre de laisser le larbin recevoir une récompense. Une autre raison pour laquelle Hyrkil le paria était mal vu, était qu’il considérait avec respect certains de ses esclaves, et qu’il allait même jusqu’à émettre des doutes sur le bien-fondé des combats entre larbins. Le taux de survie des esclaves d’Hyrkil était exceptionnellement haut, certains arrivaient même à mourir de vieillesse.

          Hyrkil à force d’être rejeté par les elfes gargantuesques, avait développé certaines valeurs différentes de celles de ses semblables. Il ne rejetait pas en bloc tous les préceptes qui régissaient la société ventrue. Mais il était intéressé par autre chose que le pouvoir politique, la richesse financière, la gloire ou la puissance magique. Par exemple le paria trouvait inutile la différence de statut entre les femelles et les mâles ventrus, il considérait les membres des deux sexes comme égaux en dignité. Pour lui interdire à une elfe gargantuesque compétente et, motivée, l’accès à la royauté ou aux hautes fonctions politiques, sous le prétexte la tradition l’interdit, constituait une imbécilité.

            Hyrkil avait toutefois appris à se faire discret, avec ses idées particulières, il savait que les seuls autorisés à changer les lois ou les coutumes des ventrus étaient le roi et ses conseillers. La société des elfes gargantuesques n’était pas nécessairement fermée au changement. Cependant seuls les membres occupant le sommet du pouvoir étaient autorisés à modifier la politique sur Crètas. Ceux qui réclamaient un partage du pouvoir en faveur des nobles de rang inférieur ou du peuple, sans prendre un maximum de précautions, mouraient dans d’atroces souffrances, chez les ventrus. La répression féroce à l’égard des opposants politiques du roi, n’empêchait pas l’existence de nombreuses sociétés secrètes, et d’autres organisations de fauteurs de troubles. D’ailleurs plus de la moitié des elfes gargantuesques de Crètas passaient une grande partie de son temps à comploter, selon ses intérêts soit avec la faction au pouvoir, soit avec les clans qui voulaient exercer un contrôle politique. Il était courant qu’un ventru soit membre de plusieurs clans en même temps, ceci dans le but d’attirer un maximum de richesse, et de prestige, malgré un paysage politique plutôt changeant. Un roi elfe gargantuesque qui arrivait à régner plus de deux ans, était un champion de l’intrigue et une référence en matière de politique.

          Le voilier qui contenait Hyrkil le paria et ses esclaves partit à l’aube. Au début tout allait bien un vent agréable et constant permettait d’espérer que le bateau atteindrait la ville de Cantan en fin d’après-midi. Toutefois vers onze heures le vent se calma progressivement jusqu’à s’arrêter complètement. Heureusement Alaman l’ogre avait prévu de prendre de grandes rames, il pagayait, pendant que l’elfe des bois Frêneleau observait les environs de la vigie. Dans sa cabine le paria écrivait un journal de bord, et consultait de temps en temps une carte maritime pour voir s’il poursuivait bien dans la bonne direction. Puis vint le moment du repas de midi, il fut particulier pour l’elfe des bois et l’ogre, en effet c’était la première fois que tous deux étaient admis à la même table que leur maître. Ils hésitèrent durant plusieurs secondes à s’asseoir, il fallut qu’Hyrkil les invite d’un signe de tête pour que tous deux osent poser leurs fesses sur une chaise. Hyrkil sourit devant la timidité et la gêne de ses serviteurs, il était plongé dans la tristesse et la mélancolie depuis le jour de la mort d’Anael son chien, qu’il avait trouvé dans son habitation.

         La perte de son seul ami avait été un coup très rude pour le paria, celui-ci avait perdu une raison majeure de vivre. Il avait enquêté, mais il n’avait pas réussi à trouver le coupable du meurtre de son animal domestique. Pourtant le paria avait déployé de considérables efforts pour retrouver l’assassin de son chien, il avait promis une récompense de dix lingots d’or pour tout renseignement utile, il avait ordonné à des dizaines d’esclaves de l’assister dans ses investigations. Toutefois les indices manquaient pour identifier le tueur. Le seul élément tangible que possédait Hyrkil était que le meurtrier devait disposer de puissants talents magiques ou d’une aide surnaturelle puissante, pour avoir réussi à pénétrer dans la maison du paria sans laisser de traces, ou mourir. Hyrkil était clairement au-dessus de la normale en matière d’utilisation de sorts de détection, ou de sécurité. Ses enchantements rendaient imprenable son domicile pour la plupart des voleurs.

         Après le repas Frêneleau l’elfe sylvain retourna à son poste de vigie, au départ tout était calme, puis alors que le sylvain admirait un banc de poissons volants, il eut l’attention attiré par de gros bruits. Il prit une longue-vue et vit que les équipages de deux navires se livraient bataille. Apparemment un bateau marchand était pris d’assaut par des pirates. Les bandits des mers possédaient un vaisseau plus imposant. Mais à part cela Frêneleau n’arrivait pas à avoir beaucoup de détails sur les combats navals, par conséquent il n’arrivait pas à savoir qui était les dominants et les dominés. Le sylvain descendit faire un rapport à son maître.

Frêneleau : Maître j’ai vu deux équipages en train de se combattre mutuellement.

Hyrkil : Tu as une idée du camp qui l’emporte ?

Frêneleau : Non je ne sais pas qui est actuellement vainqueur.

Hyrkil : Vas dire à Alaman d’arrêter de ramer, je veux consulter son avis.

Alaman : Que voulez-vous maître ?

Hyrkil : Un marchand hobbit et son escorte se font attaquer par des pirates humains, le combat est pour l’instant égal. Qui voudrais-tu que j’aide ?

Alaman : Comment savez-cela ?

Hyrkil : Je me suis lancé sur moi-même un sort de vue surnaturelle.

Alaman : Le navire marchand  vogue vers la ville de Cantan, si vous l’aidez cela vous fera une réputation de héros dans la cité. Ce qui sera utile si vous voulez mener des négociations à Cantan.

Frêneleau : Je suis plutôt pour venir en aide aux pirates, même les plus ignobles des bandits des mers sont moins retors que le plus généreux des marchands hobbits.

Hyrkil : Je ne te connaissais pas ce côté raciste envers les hobbits, Frêneleau. As-tu eu des démêlés avec eux ?

Frêneleau : Non mais les habitants de mon clan sont formels, pour eux les marchands sont des voleurs, spécialement les hobbits.

Hyrkil : Même si je n’aime pas beaucoup moi-même les hobbits, je suis pour secourir le marchand. Allons-y.

Frêneleau : Se mettre en danger pour des inconnus n’est pas un comportement très rationnel, maître.

Hyrkil : Je sais mais étant donné les préjugés qui pèsent sur les ventrus, je préfère accomplir une bonne action qui aidera à les amoindrir. Notre halte dans la ville de Cantan est une étape essentielle de notre périple, il vaut donc mieux que je sois bien perçu par les habitants de cette cité.

Alaman : De plus je parie que votre intuition vous dit, que ce sera plus facile de négocier une récompense avec le marchand.

Hyrkil : Ha, ha tu me connais bien, bon il est temps de vous préparer tous les deux à vous battre.

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