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Kumo Desu Ga, Nani Ka ? – Chapitre 260.5.15


Voici avec un peu (enfin beaucoup) de retard le chapitre d’il y a 2 semaines, qui sera bientôt accompagné du chapitre de la semaine dernière et d’un bonus pour excuser mon retard (J’essayerai de faire celui de cette semaine à temps). Quand à la raison de mon retard, disons que le retour en présentiel à été un peu dur (et l’aurait été beaucoup si je n’étais pas suffisamment idiot pour passer plus de 8h à recopier des documents que je pouvais simplement imprimer).

Pour rappel, vu le temps séparant le dernier chapitre et celui-ci, Sophia s’était énervée après que Wrath lui ait dit de prendre une bouchée de plus alors qu’il ne veut pas qu’elle boive du sang (enfin, plus qu’elle n’hypnotise personne mais c’est comme cela qu’elle le voit), a décidé de se venger en l’attaquant verbalement et finalement a choisi de plutôt l’appeler par son ancien nom en voyant que cela ne lui plaît pas.


Oni 17 – Les faibles ne sont que de la viande que les forts dévorent

« En premier lieu, qu’est-ce que c’est que ce nom ‘Wrath’ ? Simplement car tu possède la compétence Colère, tu as choisi d’en faire ton nom ? Cela doit être un simple alias, pas vrai ? Ce n’est pas comme si tu étais un chuunybiou. Ah, peut-être en es-tu un ? Si tel est le cas, je suis vraiment, vraaaiment désolée. De façon à ce que tu n’aies pas besoin de prétendre que ce ne soit pas le cas, je vais dans ma grande mansuétude me rabattre sur Kyouya-kun à partir d’aujourd’hui. »

Je suis incapable de trouver de réponses satisfaisantes à offrir à Sophia, qui m’adresse un grand sourire tout en faisant de son mieux pour me taper sur les nerfs. Elle laisse vraiment facilement ses émotions apparaître sur son visage, je peux clairement voir qu’elle ne désire rien de plus lors de cette conversation que me provoquer. Un sourire narquois étant toujours gravé sur ses lèvres, j’en déduis donc qu’elle ne va pas mettre fin à ses attaques verbales de sitôt. Peut-être n’est-ce que naturel, après tout, le sujet abordé en lui-même est désavantageux pour moi et il est rare lors de nos conversations, que je sois celui en position de faiblesse.

Un chuunybiou, hein. Je ne me serais jamais attendu à être ainsi qualifié. Eh bien, en y repensant posément, je ne peux qu’avouer que ce genre de nom pourrait très bien être choisi par une personne atteinte du syndrome du collège. Lorsque j’ai choisi mon nouveau nom, ma fatigue m’avait comme vidé l’esprit, j’avais donc pris la première chose à me traverser l’esprit. Je ne peux pas pour autant nier que ses accusations sont justes. A titre de justification, comme je n’aurai à l’époque jamais pu imaginer que mes anciens camarades de classe m’accompagneraient dans cette réincarnation, je ne pensais pas que quiconque puisse comprendre ce que signifiait ce mot anglais.

Cependant, après que cet adjectif peu flatteur m’a été comme jeté au visage, je me suis immédiatement senti honteux. Cet échange à sens unique m’a fait ressentir une étrange sensation, comme si quelqu’un m’avait soudainement saisi en plein rêve avant de me renvoyer dans le monde réel. Enfin, tout de même, si jamais ce choix faisait de moi un chuunybiou, n’en est-il pas de même pour Shiro-san ?

« Disons, à titre d’exemple, que j’en sois vraiment un. Cela ne voudrait-il pas dire que Shiro-san en est une elle aussi ? »

Sophia-san est simplement et absoluement incapable de s’opposer à la dame en blanc. Bien que le temps que j’ai passé en leur compagnie soit faible, cela m’a suffit pour réaliser l’ordre hiérarchique en place. Par conséquent, j’ai choisi de m’appuyer là-dessus pour lancer ma contre-attaque. Mais après avoir réalisé le caractère mesquin de ma réponse, je me suis senti abattu et déprimé. A l’origine, nous étions sensés échanger des arguments sérieux en faveur de notre cause alors comment cela s’est-il transformé en une série d’attaque personnelle suivie d’une discussion sur untel est-il un chuunybiou ou non ?

« Bwah !? Tu es un idiot, c’est ça !? Goshujin-sama est ça ! Ca, CA ! »

Sa réplique est loin de pouvoir être considéré comme excellente, j’en croirai presque que quelqu’un venait soudainement de la priver de la capacité de formuler des phrases correctes. A mieux y regarder, elle paraît franchement nerveuse. A-t-elle donc peur à ce point de Shiro-san ?

« Je ne l’ai jamais pensé ! Bien qu’elle ne puisse rien faire vis-à-vis de la blancheur de son corps, je peux t’assurer ne jamais m’être demandé pourquoi elle le complémentait de vêtements d’un blanc uniforme, ni pourquoi ses yeux sont en permanence fermés bien qu’elle puisse parfaitement y voir – Je n’ai jamais pensé tout cela, je vous l’assure ! »

Suis-je le seul à l’entendre se saborder tout au long de sa protestation ? Sophia-san, c’est un sujet sur lequel je m’interroge depuis un certain temps déjà, mais au fond, tu es quelque peu idiote, pas vrai ?

Ah.

« Quelqu’un m’a appelée ? »

Avant même que je ne m’en rende compte, en effet, sans même que deux personnes aussi puissantes que Sophia et moi ne remarquions sa présence, Shiro-san s’était approchée de nous. Pour être exacte, elle était actuellement juste derrière la vampire.

« Je vois, je vooois. C’est donc ce que tu pensais de moi huh-h. Moi, une chuunibyou, huh-h. Nai wa-a. »

Hm ? Elle est bien différente de son état normal. Son ton, lui aussi, sonne faux et son teint, d’ordinaire pale, est désormais rougeâtre. Mais, par dessus tout, alors même que je n’ai jusqu’à présent jamais vu Shiro-san arborer la moindre expression, se trouve devant moi cette femme mystérieuse souriant tel une idiote.

Sophia-san s’est figé si précipitamment que j’aurai pu jurer avoir entendu le bruit que fait un personnage gelé dans un jeu vidéo. C’est alors que Shiro-san appuie sa tête sur l’épaule de la jeune fille. Au moment où la réincarnée laisse échapper un puissant rot, un grimace apparait sur le visage de Sophia-san.

« Go-Goshujin-sama ? Avez-vous bu de… l’alcool ?

– Par-fai-te-ment ! C’est vraiment délicieux ! »

La femme en blanc se met alors à glousser, comme si elle trouve cette situation hilarante. Il faut attendre d’avoir 20 ans avant de pouvoir boire, tu sais. Eh bien, même moi je réalise qu’il est un peu trop tard pour en parler dans cette situation.

Tout de même, voilà donc à quoi ressemble Shiro-san lorsqu’elle est ivre. J’en avais déjà entendu parler en détail grâce à la vampire, cependant, cette transformation dépasse mes attentes les plus folles. N’est-elle pas devenue une tout autre personne ?

« Mes vêtements sont blancs parce que c’est plus faciiile. SI je désirais vraiment les teindre, je pourrais, mais ce serait bien trop ennuyeux alors je ne l’ai pas fait, okay-y. La mode ? Est-ce que ça se mange ? »

C’est donc cela, un ivrogne agressif ? La personne concernée venait d’immobiliser la suceuse de sang afin de la priver de toute possibilité de fuite et l’expression de la personne prise au piège est voilée de désespoir alors qu’elle essaie de toutes ses forces d’échapper à son ‘agresseur’. Son teint pâle même pour un vampire ne fait qu’indiquer plus avant à quel point elle est terrifiée.

« Pour ce qui est de mes yeux, je dois en permanence les garder fermés afin que personne ne puisse voir mes Yeux Démoniaques. Je ne parle pas de ceux que les chuunibyou prétendent avoir mais bien d’authentiques Yeux Démoniaques, je t’assure ! Si je devais te les montrer, tu risquerais de mourir sur le coup, veux-tu toujours prendre le risque ?

– Eeeeek !? Non, je ne veux pas prendre le risque! Je ne veux vraiment, vraiment pas prendre ce risque !? »

Elle s’est même mise à crier. Ce spectacle est clairement devenu trop pitoyable pour que je puisse me contenter de regarder, je suppose que je vais donc devoir intervenir.

« Shiro-san, c’est déjà plus qu’ass…

– Chomp. »

Lorsque j’ai essayé de l’interpeller, celle qui s’était proclamé Administratrice auprès du pape a décidé de mordre l’oreille de Sophia-san. Et je ne parle pas d’un mordillement joueur, ce qu’on pourrait imaginer dans une telle situation, non, elle venait plutôt… d’arracher un morceau de chair d’un coup de machoire. Bien que la tête de la femme en blanc n’a pas bougé d’un pouce de mon point de vue, l’une des oreilles de la vampire a mystérieusement disparue. Alors même que je la fixe, muet d’étonnement, le coupable se met à mâcher sa prise.

« Crunch.

– No-o-o-o-on ! Elle me dévore ! Elle me dévore une fois de plus, après tout ce temps !?

– Geh-heh-heh. Je vais me servir.

– Ah, hey !? N’enlève pas mes vêtements ! Attends, attends ! Mon corps n’est pas un simple morceau de viande, tu sais ! Et toi, ne te contentes pas de regarder, sauve moi ! »

Huh !? Il semble que mes pensées s’étaient figées pendant un instant devant cet étrange tableau.

« Shiro-san, arrête. Arrête ! »

« King Crimson ! Enfin, ce n’est pas exactement le même pouvoir.

– Huh ? »

Avant même que je puisse réagir, Shiro-san s’était comme évaporé en plein air. Pourtant, elle aurait du se trouver juste là. D’ailleurs, elle ne semble pas être la seule car Sophia-san a elle aussi disparu. Du moins, c’est ce que je croyais jusqu’à ce que la voir effondrée par terre sur le ventre, les vêtements en désordre.

« Eh ? »

Suis-je la cible d’une illusion ou quelque chose de semblable ? La scène qui me fait actuellement face est totalement incompatible avec celle d’il y a seulement un instant.

« Tu es finalement de retour à la normale ? »

« Que m’est-il arrivé ?

– Qui sait ? Tu t’es soudainement figé en plein mouvement et est resté figé comme une statue jusqu’à maintenant. »

Elle m’a fait quelque chose.

« ‘Les faibles ne sont que de la viande que les forts dévorent’, c’est vraiment un idiome terrifiant. »

Le moins que je puisse faire pour la jeune dame étendu au sol, la tête baissée de honte, c’est d’enlever ma tunique pour l’en couvrir.


Note du Traducteur Anglais :

– ‘Les faibles ne sont que de la viande que les forts dévorent’ est la traduction littérale d’un idiome d’ordinaire traduit par ‘la loi de la jungle’ ou d’autres expressions semblables. La traduction littérale étant plus en lien avec le reste du chapitre, j’ai décidé de la garder.

– Au Japon, il faut aussi bien légalement que moralement considéré comme mal de ne pas attendre 20 ans avant de boire.

– ‘Geh-heh-heh. Je vais me servir.’ est à l’origine une ligne cliché qui n’est cependant pas prononcé dans le scénario l’accompagnant en temps normal, celui-ci étant lorsque, dans un drame historique japonais, un vieil homme se sert de son autorité pour prendre avantage d’une femme, ce qui est souvent l’occasion pour le héros de faire une entrée dramatique.

– ‘King Crimson’ est une référence à Jojo’s Bizarre Adventure. Elle utilise probablement alors son Œil Démoniaque de Stase, aussi visible dans le chapitre 226.


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3 thoughts on “Kumo Desu Ga, Nani Ka ? – Chapitre 260.5.15

  1. Le retour de Shiro ivre ! (pauvre Sophia). Elle est toujours aussi terrifiante :s. Merci pour le chapitre!

  2. Bonjour et merci pour le chapitre 🙂

    Il me semble qu’il y a un **qu’elle puisse** de trop dans la phrase de Sophia : « Je ne l’ai jamais pensé ! Bien qu’elle ne puisse rien qu’elle puisse faire vis-à-vis de la blancheur de son corps … »

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