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NORDEN – Chapitre 88

Chapitre 88 – L’Ambassade

Ils arrivèrent au manoir une vingtaine de minutes plus tard. Alexander descendit de Montaigne et s’entretint avec Pieter. L’homme, tressaillant, écarquilla les yeux puis inclina poliment la tête et rentra les deux chevaux à l’écurie. Le Baron tendit son bras à la jeune femme et rentra en sa compagnie.

— Adèle est à Varden, chez son amie Lucie, l’avertit-il, Maxime ne la récupérera pas avant vingt heures. Tu auras donc toute l’après-midi pour te reposer.

Ambre acquiesça, légèrement déçue de ne pas pouvoir bavarder ou jouer avec elle, sa présence lui aurait permis de se détendre avant cette soirée spéciale qu’elle commençait à appréhender.

— Quelle tenue dois-je porter ce soir ? Demanda-t-elle. Y a-t-il un code vestimentaire à avoir ?

— Émilie te conseillera, elle est plutôt douée en la matière. Je te veux prête à partir pour dix-neuf heures. Cela te laisse pleinement le temps pour te reposer et t’habiller.

Ils entrèrent et montèrent à l’étage. Voyant que personne n’était présent, Alexander la prit par la taille et l’embrassa.

— Sois en forme ! Déclara-t-il.

Elle accueillit chaleureusement ce baiser puis défit son étreinte en le repoussant délicatement du bout des doigts afin de regagner sa chambre sans un mot. Elle lui adressa un sourire mesquin puis partit la tête haute, marchant sur la pointe des pieds avec un déhanché impétueux. Elle effectuait des gestes maniérés puis s’éloigna, sous l’œil amusé de son cavalier.

Une fois seule, elle se déshabilla et s’allongea sur le lit, les bras écartés et la mine rêveuse. Elle renifla sa chemise, qu’elle venait d’ôter, imprégnée de l’odeur du Baron, la portant à son nez et humant son parfum enivrant, exquis, à la douce senteur d’iris, que tout son être chérissait désormais. Elle ressentait ce sentiment intense qu’elle avait depuis deux ans laissé enfoui au plus profond d’elle-même, cette sensation si délicieuse, empreinte de légèreté et qui résonnait dans son ventre telles de douces vibrations. Elle se sentait cotonneuse, sereine.

Elle fut prise d’un rire nerveux incontrôlable.

Ma parole, voilà que je l’aime à présent ! C’est impensable… pourtant l’évidence est là ! Je ne peux le nier.

Elle s’endormit, la tête et le corps lovés dans la literie blanche, tout juste changée et dont la texture si douce lui caressait la peau.

Elle fut réveillée quelques heures plus tard par Émilie qui toqua à sa porte. La jeune domestique, au visage rond et jovial, entra et lui adressa un sourire qui accentuait son air espiègle. Elle portait entre ses mains un plateau sur lequel était disposées une tasse de café ainsi qu’une coupelle en porcelaine contenant une viennoiserie et une pomme coupée en quart, gentiment commandé par son hôte à son intention.

— Bonjour, mademoiselle, je vous ai apporté un petit quelque chose à manger, vous devez avoir faim, annonça-t-elle, guillerette. Vous n’avez rien avalé depuis ce matin.

Elle posa le plateau sur la table de chevet et alla lui faire couler un bain. Ambre la remercia et mangea la viennoiserie, prenant grand soin de ne pas mettre des miettes partout et dégusta le fruit, le croquant avec avidité. Puis, dès que le bain fut prêt, elle se leva et s’installa confortablement dans la baignoire où l’eau savonneuse était parfumée de sels de bain, répandant une senteur florale, accentuée par les vapeurs.

La jeune femme ferma les yeux et détendit tous ses muscles. Émilie se plaça juste derrière elle, un flacon à la main afin de lui laver les cheveux, couverts de sable, et gloussa en la voyant aussi pleine de félicité.

— Vous avez l’air bien détendue, nota-t-elle avec un sourire malicieux, cela fait bien longtemps que je ne vous avais pas vue ainsi, sauf peut être hier soir, après votre session de danse qui, au vu de votre état à tous les deux, a due être fort tumultueuse !

Ambre eut un petit rire et se laissa bercer par le contact de l’eau chaude contre sa peau, lui procurant une intense sensation de chaleur telle une étreinte charnelle. Se sentant partir dans des pensées érotiques elle se ravisa et tenta de penser à autre chose. Elle frissonna et inspira les vapeurs aromatisées à forte senteur de tilleul et de lavande. Le mouvement des doigts d’Émilie contre son crâne produisait un massage agréable ; elle se sentait parfaitement détendue.

La jeune femme sortit de l’eau et prit la serviette en coton que lui tendit la domestique puis alla vers sa penderie et resta devant quelques instants, songeuse.

— Que devrais-je porter ? Lui demanda-t-elle en regardant les robes une à une, ne sachant où porter son choix.

Émilie gloussa.

— Ma foi, cela dépend de vos intentions, répondit-elle en lui adressant un sourire entendu.

Ambre rit devant son audace et réfléchit.

— Plutôt quelque chose de sobre dans ce cas. C’est ma première sortie officielle, je ne tiens pas à être plus remarquée que je ne le serais déjà.

— Dans ce cas, orientons-nous sur une robe noréenne de couleur sourde. Vous en avez une très jolie couleur vert d’eau. Elle passe en toute occasion et les motifs floraux ainsi que les broderies sont délicats. Et le laçage rose poudré vous donnera l’impression d’être endimanchée.

Ambre se mordit la lèvre et scruta la robe, sceptique.

Devinant son trouble la domestique précisa :

— C’est une robe très jolie, je suis certaine qu’elle plaira à monsieur ! Ajouta-t-elle, grivoise.

— Ce n’est pas vraiment ce que vous pensez, répondit Ambre, embarrassée.

— Ah ? Fit-elle, surprise. Où monsieur vous emmène-t-il ?

— Nous allons à la Belle Époque.

— Oh oh ! Gloussa-t-elle, monsieur sort le grand jeu.

— Nous y allons seulement pour taquiner l’Élite, Émilie !

— Oh ! Oui… Je vois ! S’écria-t-elle, les yeux rieurs.

Elle plaça une main sous son menton et réfléchit.

— Hum… Pardonnez mon indiscrétion, mais que représentez-vous pour lui, exactement ? S’enquit-elle.

Ambre fit les yeux ronds et, confuse, sentit la chaleur lui monter. Il y eut un silence gênant où la jeune femme réfléchissait, tentant calmement de trouver les mots justes sur ce qu’elle voulait renvoyer comme image à cet homme.

Après mûre réflexion, elle opta pour le terme « partenaire », un mot à double sens et tout à fait à propos pour la soirée particulière qui s’annonçait.

Elles passèrent plusieurs minutes à étudier en détail les robes et s’orientèrent finalement sur la robe qu’elle avait portée la veille au soir, lors de leur session de danse. Car elle était la mieux appropriée des cinq : à la fois sobre, élégante et raffinée.

Et si facile à dégrafer !

Elles choisirent également un châle noir à motifs d’arabesques en velours, à demi transparent, sur lequel Ambre épingla son médaillon flambant neuf, luisant d’un bel éclat cuivré. En guise de chaussures, elles portèrent leur choix sur des souliers noirs à bout arrondi et à lacets dorés.

Émilie observa attentivement le visage de sa maîtresse.

— Pour la coiffure, j’opterais pour un chignon bas, cela mettra en valeur votre nuque. Quant à votre cicatrice, même si elle n’est plus aussi visible qu’autrefois, je peux vous l’atténuer avec de la poudre, mais je ne ferai pas de miracle.

— Faites comme vous le souhaitez Émilie, je vous fais entièrement confiance.

Elle la fit asseoir devant la coiffeuse et s’attela à la tâche. La pièce était plongée sous la lueur chaude du soleil du soir, faisant scintiller la mer qui s’étendait au loin, où des dizaines de bateaux rentraient au port. La jeune femme fut prise d’un rire interne en remarquant au reflet du miroir que la domestique réalisait la même coiffure que lui avait faite Adèle une semaine plus tôt.

Émilie sortit une jolie boite à bijoux, à motif liberty, dans laquelle rubans, barrettes et plumes en tout genre étaient rangés. Elle prit une barrette à plume de faisan, s’accordant avec l’éclat de ses yeux ambrés et l’épingla. Elle ajouta pour tout maquillage, un simple trait de rouge à lèvres pourpre, donnant à sa bouche une subtile couleur sanguine, ainsi qu’un trait de far noir sur tout le haut de l’œil afin d’accentuer son côté félin. Pour finir, la domestique eut l’idée de lui mettre de longs gants de velours noirs, pour donner un aspect encore plus chic et élégant à sa personne, qu’elle alla chercher dans une pièce annexe, et les lui enfila.

Ambre se leva et prit un instant pour se contempler. Elle se trouvait effectivement élégante et gracieuse. La robe épousait la forme de ses seins et de sa taille, accentuée par le fin ruban de soie doré qui la cintrait. Le fait de garder les jambes apparentes la séduisait ; elle allait pouvoir se montrer légèrement provocante vis-à-vis de toutes ces aranéennes pudiques, tout en gardant une certaine sobriété dans la coiffure qui était purement aranéenne.

Ce soir, elle allait être le double symbole, portant avec elle non seulement les intérêts du peuple, mais également sa relation future avec l’homme qui se tiendrait auprès d’elle.

La petite pendule de la chambre affichait dix-neuf heures lorsqu’Ambre descendit les marches de l’escalier, d’un pas lent et mesuré, la main gantée effleurant la rambarde.

Dans le hall, Alexander l’attendait. L’homme était sobrement vêtu d’un costume intégralement noir, à broderies dorées en feuilles d’acanthe au niveau du col et des extrémités, sur lequel était épinglé le sigle de la ville. Ses cheveux noir-ébène étaient attachés en son éternel catogan et tirés en arrière sans qu’aucune mèche ne dépasse. À la vue de sa jeune cavalière qui avançait vers lui, descendant les marches une à une avec une grâce fébrile inaccoutumée, il jeta un bref regard amusé sur le portrait peint de Judith accroché au mur de l’entrée. Il eut un petit rire et lui tendit son bras.

Dehors, Pieter, portant un vêtement et un haut de forme entièrement blanc, patientait dans la cour, perché sur le fiacre tiré par deux chevaux, tout juste brossés, à la robe grise. L’homme se tenait droit, rigide. Il paraissait anxieux et serrait fermement les rênes dans ses mains.

Alexander ouvrit la porte et la laissa entrer. Une fois à bord et l’attelage engagé au trot, il se serra contre elle et passa une main autour de sa taille.

— Te voilà ravissante, la complimenta-t-il, tu te marieras à merveille avec le décor ma petite noréenne.

Il glissa ses mains le long des gants puis lui caressa l’oreille et vint chatouiller la plume de faisan.

— Je présume que le port de la plume et les gants ne sont pas de ton idée ? Se moqua-t-il, à moins que ce ne soit une incroyable coïncidence.

— En effet, Émilie me l’a glissée dans les cheveux, je l’ai laissée faire, répondit-elle, amusée. Pourquoi donc ?

— Disons que notre adorable lapine approuve notre petit jeu.

Il passa son bras derrière la tête de sa cavalière, croisa les jambes et regarda devant lui, en silence. Ambre, quant à elle, observait le paysage défiler dans la campagne couchante. Ils s’en allaient au Nord, longeant la rivière du Coursivet par la gauche.

La route était calme, large et bien entretenue. Elle était bordée par des allées de gros arbres aux feuillages denses. De chaque côté, de vastes champs et prairies, interrompus par endroits par des bosquets et des bois, s’étendaient à perte de vue. Des palefrois au corps fin et harmonieux broutaient paisiblement dans leurs enclos. Leur robe de toutes les couleurs, allant du blanc au noir, offrait une belle touche de gaîté dans ce foisonnement de vert et de jaune. Quelques imposantes maisons aux façades ivoires s’érigeaient sur de grands écrins de verdures. Leurs jardins, à la pelouse tondue, étaient parsemés de statues et d’arbustes aux fleurs éclatantes et vives, contenant pour certains une fontaine riche en ornement ou un hippodrome.

Ambre, intriguée, scrutait attentivement les lieux et étudiait les propriétaires avec intérêt. C’était pour la plupart d’entre eux des gens vêtus sobrement, qui profitaient du beau temps pour dîner ou se reposer dehors, en terrasse ou dans leur jardin d’hiver.

Alexander lui expliqua qu’il s’agissait en règle générale de notables ; des scientifiques, notaires, médecins ou encore magistrats voire même quelques rares domestiques de très bonne institution. Ces gens-là se composaient pour la majorité de personnalités secondaires des familles issues de la noblesse, mais n’ayant pas ou peu d’influence en politique. Ils ne possédaient pas non plus la fortune de l’homme issu de la branche dominante qui représentait à lui seul, le nom de la famille et le titre d’héritage.

C’était notamment le cas pour la très grande famille des von Dorff, possédant près d’une centaine de membres, mais où seuls, Dieter von Dorff, son fils aîné Alastair et son petit fils Edmund, portaient le titre de marquis. Le titre de noblesse ne se transmettait qu’au premier enfant mâle né et si aucun successeur n’existait, le titre revenait alors à l’homme le plus proche généalogiquement du membre décédé afin de conserver le nom. Rares étaient les femmes autorisées à transmettre leur nom et leur titre à leur descendance, sous consentement de leurs parents ou de leur conjoint. Cela fut le cas pour Meredith qui avait pu, grâce à l’appui d’Antonin, donner son titre et le nom de von Hauzen à son fils Modeste, devenu officiellement le dernier Duc de l’île.

Le fiacre quitta la grande route et prit un chemin vers la gauche, s’engageant dans une vaste allée forestière. Au fur et à mesure que l’attelage progressait, les lieux s’assombrissaient. La forêt occupait désormais tout le champ de vision. En tendant l’oreille, il était possible d’entendre de nombreux oiseaux entamer leur hymne du soir, se répondant en gazouillement mélodieux et reposant.

L’atmosphère devenait de plus en plus fraîche et humide. De fines gouttelettes se déposaient sur les vitres du véhicule et s’engageaient dans une course effrénée jusqu’à atteindre les rebords de la fenêtre. Ambre frissonna, ses poils se hérissèrent au contact du froid naissant. Alexander, s’abaissa et ramassa de sous le siège une couverture en laine qu’il déplia et plaça sur elle.

— Les soirées sont fraîches à cet endroit, nous ne sommes pas loin de la côte Nord et comme tu le sais, les vents sont mordants la nuit.

— Dans combien de temps arrivons-nous ?

— On ne devrait pas tarder, dit-il posément, dix minutes tout au plus.

Ambre posa sa tête sur l’épaule de son cavalier et contempla à nouveau le paysage, l’œil vague. Le crépuscule obscurcissait la flore. La nature devenait flamboyante, comme embrasée, sous cette lueur orangée. Les hautes grilles noires du domaine apparurent enfin. La jeune femme se redressa et étudia avec intérêt les armoiries qui se tenaient dans un cartouche en marbre à volutes et vit avec stupeur qu’il s’agissait d’une Hydre.

Choquée, elle eut un vif mouvement de recul et sentit son cœur s’accélérer.

— Mais co… Comment ? Balbutia-t-elle, hébétée, la voix trahissant une pointe d’appréhension.

— Je n’ai pas vraiment été franc avec toi, annonça-t-il d’une voix calme, ce n’est pas à la Belle Époque que nous allons, mais à l’Ambassade, le fleuron même de l’Élite partisane de l’Hydre.

— Mais pourquoi ? Fit-elle, outrée. Mais vous êtes fou ?

— J’ai reçu une invitation il y a deux jours de la part du marquis Desrosiers pour parlementer avec lui. Et j’en ai reçu une également à ton attention.

Alexander, la sentant tremblante, la pressa davantage contre lui. Ambre, aux aguets, planta son regard dans le sien.

— Pourquoi ne pas me l’avoir dit ? S’indigna-t-elle, angoissée, en tentant de se défaire de son étreinte. Vous êtes malade !

Il la serra davantage. Elle tremblait, affolée.

— Je n’avais pas le choix malheureusement, avoua-t-il en la plaquant contre lui afin de l’immobiliser et de la rassurer au mieux. L’Hydre projetait une attaque prochaine si jamais je refusais de parlementer avec eux et comme je te l’ai dit, je n’ai pas assez d’hommes pour éviter un éventuel carnage.

Ambre, captive dans les bras de son cavalier, avait le souffle court. Agitée, elle tentait de mettre ses idées au clair afin de ne pas défaillir. Puis elle se mordilla la lèvre et regarda droit devant, les yeux perdus dans le vide.

Il dégagea lentement sa main et la posa sur la sienne.

— Je ne connais pas les enjeux de ce soir ni comment cela se terminera, mais je ne voulais pas te prévenir avant de peur de t’effrayer et…

Elle leva la main pour l’interrompre, fortement agacée d’avoir été ainsi dupée, et se redressa sur le dossier.

Putain manquait plus que ça ! L’Ambassade, rien que ça ! Jamais je ne serais venue si j’avais su…

Elle prit une profonde inspiration et observa le manoir qui se dessinait et se rapprochait peu à peu.

Voilà pourquoi il ne m’a rien dit… il savait très bien que je refuserais ! Je comprends mieux pourquoi Pieter est nerveux !

La route, faite de graviers, était bordée par des arbres taillés et des statues à l’effigie de reptiles. Une imposante fontaine sur laquelle une sculpture de serpent marin représentant Jörmungand en train de cracher un important filet d’eau, se tenait au centre de la voie, devant les marches du domaine.

Pieter arrêta les chevaux, les fit descendre, puis partit aussitôt se garer un peu plus loin dans un coin dédié. Une fois dehors, Alexander tendit le bras à sa cavalière qui l’agrippa avec fermeté.

Devant eux, s’érigeait sur deux étages le manoir à la façade blanche, comportant quatre rangées de fenêtres, laissant apparaître de manière floue la clientèle et la somptuosité des décors intérieurs. Elles étaient disposées symétriquement de chaque côté de l’entrée et jouant sur les profondeurs, certaines étant légèrement avancées par rapport aux autres.

L’architecture comportait des formes sinueuses : les balcons et les rambardes étaient arrondis, et le fronton était disposé en arc de cercle par-dessus la fenêtre du premier étage, sur lequel la devise : Commerce, Travail et Protection, était inscrite. Le toit mansardé était en ardoise grise et bombée, semblable au dos d’un serpent. De hautes colonnes venaient appuyer le côté rigide de la demeure donnant à ce lieu un aspect à la fois minéral et animal. Le nom du restaurant, L’Ambassade, était écrit sur l’avancée du rez-de-chaussée, en lettre d’argent.

Ils montèrent les marches, Ambre, aux abois, tentait de rester digne, le cœur battant à vive allure. La situation lui était étrangement familière, se remémorant son entrée au manoir avec Anselme lors de l’Alliance. Là, elle passait au niveau supérieur, ce n’était pas seulement son image qui était en jeu, mais sa vie.

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