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Tate no Yuusha no Nariagari – Chapitre 35 - KissWood

Tate no Yuusha no Nariagari – Chapitre 35

Des rumeurs sur les autres Héros
Traducteur : Team Yarashii

— Hein ?

Nous étions en route pour un autre village et voyagions depuis environ une heure, temps que j’avais mis à profit pour travailler à l’arrière, lorsque je remarquai un son étrange.
De l’autre côté de l’attelage me parvint le bruit d’un homme complètement à bout de souffle. Je sortis ma tête de la calèche pour voir un homme troublé courir près de nous, un sac dans sa main tendue.

— Pourquoi cet empressement ?

J’avais appris que manifester de la curiosité dans un moment pareil pouvait aisément conduire à une vente.
Nous ralentîmes de sorte que je puisse l’entendre.

— Je dois atteindre le village par-delà les montagnes…
— Vous courez dans cette direction ?

Apparemment, ses parents étaient malades et il se pressait d’aller leur chercher un remède. Filo l’avait simplement rattrapé en chemin.

— Oui, et je n’ai pas une minute à perdre !
— Filo, si tu vas aussi vite que tu peux, en combien de temps on pourrait y arriver ?
— Laisse-moi réfléchir… Bah, je pourrais être encore plus rapide sans cet attelage…
— D’accord.

Je regardai Raphtalia, et elle acquiesça immédiatement, comprenant instinctivement ce que j’avais derrière la tête.

— Nous vous y emmènerons pour une pièce d’argent.
— Quoi ?

L’homme était stupéfait.

— Mais je viens d’acheter leur médicament… Je n’ai pas assez d’argent, vous voyez…
— Vous n’avez qu’à nous donner quelque chose d’équivalent. Ou simplement nous fournir des herbes médicinales la prochaine fois qu’on se verra. Bien sûr, si vous ne tenez pas votre promesse…
— Oh, eh bien, si cela vous convient, alors…
— Parfait ! Affaire conclue ! Filo ?
— Compris !

Je grimpai sur son dos et hissai l’homme derrière moi.

— Ouah !

Il en fut surpris, mais Filo le couvrit avec ses ailes et partit comme une fusée.
Raphtalia nous salua depuis l’attelage.

— En avant !
— Oh !

Filo avait peut-être l’apparence d’une chouette, désormais, mais cela ne la ralentissait pas pour autant.
En un clin d’œil, nous étions déjà arrivés au domicile de notre passager.

— C’était si rapide !
— Vous feriez mieux de vous grouiller et de leur administrer votre remède. Mais ne vous trompez pas dans la posologie !
— D’accord !

L’homme pénétra dans le bâtiment et je l’accompagnai. Nous n’avions toujours pas fini notre discussion autour du paiement.
C’était la bâtisse typique d’un agriculteur. Je captai de violentes quintes de toux quelque part à l’intérieur.

— Maman… j’ai le remède, il faut que tu le boives.

Je suivis les voix et tombai sur le jeune homme qui donnait le médicament à deux personnes âgées, toutes deux arborant un visage pâle.
J’ignorais de quel type de remède il s’agissait, mais il semblait plus efficace que ce que j’avais l’habitude de voir.

— Hé. Je me charge du médicament. Pourquoi vous n’iriez pas faire chauffer de l’eau et leur cuisiner un bon petit plat ?
— Vous êtes sûr ?
— Ouais, je veux juste attendre de voir ce qu’il va se passer.

Je lui pris le remède et, tout en soutenant la vieille dame, lui administrai gentiment la dose requise.
J’espérais que la compétence me conférant une augmentation de l’efficacité des remèdes allait fonctionner.

*Toux* *Toux*

La vieille femme saisit le médicament et parvint à en avaler une partie.
Elle fut soudain enveloppée d’une aura de lumière scintillante. Visiblement, cela signifiait que le produit faisait effet. Elle paraissait même déjà aller mieux. Son visage reprit quelques couleurs, et sa toux se fit plus sporadique.

— Essayez juste de vous reposer. Votre fils revient vite avec de quoi manger.

Elle réussit à sourire faiblement puis s’allongea.

— Et maintenant…

Je quittai la pièce et allai dans la cuisine.

— Est-ce qu’ils ont pris le remède ?
— Oui, et ça semble marcher.

Il poussa un profond soupir, comme libéré d’un lourd fardeau.

— Je repasserai plus tard, alors assurez-vous d’avoir l’argent à mon retour.
— D’accord.

Je sortis de la maison, trouvai Filo, et refis le trajet en sens inverse.
À notre arrivée au complet au village, l’homme nous attendait, l’air tendu.

— Hmm…
— Qu’y a-t-il ?

Nous discutâmes tout en déchargeant notre calèche.

— Ma mère se sent déjà bien mieux… mais, au fait, qui êtes-vous ?
— Inutile de le savoir.

S’il apprenait mon identité, il me rattacherait tout de suite aux rumeurs qui courent. Et il commencerait alors à douter de moi.

— Je vous en prie, donnez-moi juste votre nom.
— Rien ne m’y oblige. Le remède a fait son effet, n’est-ce pas ? Alors, apportez-moi cette pièce d’argent, ou quelque chose d’équivalent.
— D’accord !

Il retourna chez lui, fouilla dans ses affaires, et revint avec de la nourriture.

— Vous me filez ça, hein ? Bon, ça marche, n’hésitez pas à passer voir nos produits si jamais on repasse dans le coin.
— Oui ! Merci infiniment !

L’homme paraissait très heureux.
Je supposais que c’était une petite parenthèse dans notre voyage, mais nous retournâmes effectivement dans ce village quelque temps après. La vieille femme était gonflée à bloc, presque trop d’ailleurs.

Je me replongeai dans mes études à l’arrière de la calèche. Je tentai de lire le livre de recettes intermédiaires de remèdes. Il semblait être plus accessible que celui de magie, donc je l’avais entamé en premier. Cependant, après avoir consacré un bon moment à la traduction d’une recette particulière, je pris conscience que c’en était une que je connaissais déjà… Quelle déception.
En y réfléchissant, j’avais trop souvent négligé de potasser ces temps-ci. Ces dernières semaines avaient été si remplies que je n’avais pas eu le temps d’y penser, mais, si jamais je revenais en un seul morceau dans mon monde, je devrais toucher deux mots à mon frère, qui s’était ruiné la santé à vouloir consacrer trop de temps à étudier.

— M. Naofumi, je pense que nous en avons fini par ici pour aujourd’hui.

Nous étions arrivés juste après midi et le soir approchait, à présent.

— Est-ce qu’il n’y aurait pas des colis ou des lettres à apporter au prochain village ?
— Je les ai déjà collectés.

Je grimpai dans l’attelage et aidai à son chargement.
Certes, seules certaines personnes acceptaient de donner leurs bagages à un marchand itinérant qu’ils rencontraient pour la première fois. Il s’agissait principalement d’objets peu onéreux dont la perte ne s’avérerait guère importante. Tout de même, nous parvenions à établir un commerce assez solide.
Nous employâmes ce système pendant un moment, allant de village en village, de hameaux en hameaux.
Quand quelqu’un désirait un remède médicinal, je le lui vendais, mettant ainsi à profit ma compétence d’efficacité en la matière.

Après environ deux semaines, nous commençâmes à nous forger une petite réputation de marchands avec un oiseau bizarre qui vendaient de tout.
Une fois que nous nous fîmes davantage connaître, les gens se montrèrent plus accueillants et prompts à nous faire confiance, de plus en plus de personnes nous demandant de les véhiculer. Sous peu, nos profits se mirent à grimper.
Il y avait de vrais atouts dans cette vie de commerçants itinérants.

Le premier d’entre eux était que je pouvais vendre les remèdes que je concevais tout en étant sur la route. Le deuxième était que j’étais en mesure d’absorber n’importe quel monstre que nous croisions. Évidemment, je n’obtenais à chaque fois que des améliorations de statut.
J’appris une autre chose lors de nos voyages : les monstres variaient grandement en fonction de la région. En considérant le fait que je puisse devenir plus fort en absorbant différentes variétés de créatures, entamer ce petit tour du pays se révélait être une excellente opération.

Un autre aspect positif résidait dans ma capacité à pouvoir enfin entendre les rumeurs en tout genre qui bruissaient.
J’en étais resté ignorant pendant la plupart de mon temps passé ici, mais j’étais désormais à même de deviner de façon assez précise ce que les autres héros, Motoyasu, Ren et Itsuki, faisaient de leur côté.
Motoyasu paraissait être de sortie au sud-ouest de la capitale, où il avait apparemment sauvé un village affamé en brisant le sceau d’une espèce de culture agricole légendaire. Il avait dû savoir où aller puisqu’il connaissait déjà tout sur ce pays. Cela me rappela d’ailleurs beaucoup l’endroit que nous avions visité, là où nous avions combattu le Nue.
Ren s’en était allé au sud-est, mais il était visiblement prêt à se rendre partout où nichaient de puissants monstres. J’avais entendu le récit de plusieurs de ses exploits, telle son action héroïque lorsqu’il pourfendit un violent dragon quelque part à l’est.
Quant à Itsuki… je ne savais pas réellement ce qu’il cherchait, mais il était parti avec quelques aventuriers venus en Melromarc pour quémander de l’aide. Il les avait accompagnés au nord du royaume, où le gouvernement était corrompu. Il avait combattu aux côtés de la résistance pour renverser un seigneur maléfique.

Cela dit, l’histoire d’Itsuki était pleine de trous, donc je ne pouvais être sûr de rien. J’avais entendu de vagues références à lui comme « cet aventurier doté d’un arc puissant », par exemple.
L’ensemble de ces rumeurs avait l’air tout droit sorti d’une œuvre que j’aurais lue dans mon monde, d’un ouvrage tel que Les Archives des Quatre Saintes Armes.

Quoi qu’il en soit, voilà à quoi ressemblaient nos voyages.
Au bout de deux semaines, nos statistiques étaient les suivantes :

Naofumi : NIV 34
Raphtalia : NIV 37
Filo : NIV 32

Je me disais que c’était grâce à son statut de monstre, mais Filo progressait assurément à un rythme soutenu.
Elle était à présent bien plus forte physiquement qu’auparavant. Alors qu’elle se servait de ses deux mains (ailes ?) pour tracter l’attelage au début, elle n’en avait plus besoin que d’une seule, et ce tout en bâillant.
Naturellement, je tentai de la motiver à s’investir toujours autant, mais je ne reçus que des protestations.

— Mais c’est si léger que ça me donne pas envie de tout donner !

Enfin bref.
Ensuite, tous les boucliers que j’avais déverrouillés durant nos trajets n’avaient débloqué que des améliorations de statut.
Si je devais en choisir quelques-uns au-dessus du lot… Eh bien, il y aurait celui-là :

Bouclier de Minerai de Cristal : talent débloqué
Bonus d’équipement – artisanat de qualité 1

Nous avions atteint une cité minière en plein essor, et il y avait un cristal de mauvaise qualité posé par terre. J’avais laissé le bouclier l’absorber, et voilà ce que j’avais obtenu.
Cette compétence semblait pouvoir apporter de vraies opportunités commerciales, mais je manquais d’informations sur la manière de m’en servir.
J’avais essayé de polir le minerai, mais il s’était juste brisé et effrité, il devait donc être combiné avec autre chose au sein d’une recette. Ou alors, je ne faisais pas ce qu’il fallait.

Quoi qu’il en soit, il me fallait toujours traduire le livre que l’apothicaire m’avait donné.
Alors, oui, après deux semaines passées dessus, je devrais être en mesure de le déchiffrer. Et cela en faisait presque trois que je l’avais, alors il me serait sans doute possible de glaner quelques informations utiles dedans.
Antidote, désherbant, baume apaisant, remède curatif (j’en avais déjà fait), boisson nutritive (de même), poudre à canon, eau à pH acide, eau magique, remède de guérison spirituel, insecticide, voilà tout ce que je fus en mesure de traduire, et après avoir parcouru tout cela, le livre était terminé. Apparemment, il était possible de jouer sur l’efficacité de ces recettes intermédiaires de base en les combinant avec différents additifs. C’était plutôt vague, je ne m’avancerais donc pas à dire que j’avais tout compris. Quand bien même, j’avais fini par saisir que les recettes que m’avait données l’apothicaire étaient plutôt standards pour un tel niveau.
Bon, maintenant que je l’avais déchiffré intégralement, je ne pensais plus en avoir besoin. Je laissai donc le bouclier l’absorber. Je déverrouillai ce bouclier :

Bouclier Livre : talent débloqué
Bonus d’équipement – augmentation de la puissance magique (faible)

J’étais certain qu’il me ferait gagner des recettes médicinales intermédiaires, mais je me trompais.
Et, en plus de cela, sa valeur défensive était super basse !
Le lendemain, nous rencontrâmes un monstre appelé Torrent. Nous le vainquîmes, et mon bouclier l’absorba.

Bouclier Torrent : conditions remplies
Bouclier Torrent Bleu : conditions remplies
Bouclier Torrent Noir : conditions remplies
Bouclier Torrent : talent bloqué
Bonus d’équipement – classification végétale 2
Bouclier Torrent Bleu : talent bloqué
Bonus d’équipement – recette de mélange intermédiaire 2
Bouclier Torrent Noir : talent bloqué
Bonus d’équipement – mélange débutant

Des recettes intermédiaires ? C’était une blague ? Je venais juste de finir ma traduction !
Bon, au moins, je n’avais essayé que jusqu’au baume apaisant. La dernière fois qu’un bouclier m’avait donné accès à des recettes, c’était avec un Champéril, il fallait donc croire que les monstres de type plante étaient porteurs de ces mélanges. Tout de même, après tous ces efforts, ils venaient à moi juste comme ça, débloqués par un simple claquement de doigts.

L’antidote, le désherbant, et le baume apaisant pouvaient être fabriqués à partir d’herbes, mais je ne savais même pas où trouver les matériaux nécessaires pour faire de la poudre à canon, par exemple.
Les notes de l’apothicaire semblaient indiquer qu’une substitution était possible dans le cas de cette dernière. Il y avait quelque chose appelée Herbe Vive qui pouvait convenir, alors je tentai le coup.
C’était une sorte de poudre friable, comparable à de la cendre pouvant brûler. Je la rassemblai dans un sac et en fit une bombe artisanale.

J’y mis le feu et me mis en tête de le jeter sur un ennemi. Elle commença soudain à crépiter, cependant, à cet instant, je la lâchai à mes pieds !
Je pris peur, mais fort heureusement, cela ne produisit rien susceptible d’être vraiment considéré comme une « explosion ».
L’eau à pH acide devait être conservée dans une bouteille en verre. C’était un liquide qui, apparemment, avait un pH légèrement plus élevé que celui de l’acide sulfurique. Il n’était pas issu d’une herbe, mais de plusieurs minerais d’origine naturelle combinés à de l’eau… ou quelque chose du genre. Je n’avais pas encore essayé, donc je n’étais pas certain de cette information… Toutefois, qui donc serait intéressé par ce truc, et dans quel but ? Bref, je pourrais toujours tenter ma chance juste pour laisser mon bouclier absorber le résultat.

L’eau magique restaurait les points de magie perdus. Néanmoins, les matériaux nécessaires étaient assez difficiles à se procurer.
Si l’on en créait avec les herbes trouvables dans le commerce, cela coûtait une petite fortune. Si nous faisions l’effort d’en fabriquer, il était préférable de la vendre plutôt que de s’en servir. De la même façon, le remède de guérison spirituel rechargeait les PC. Raphtalia et Filo ne paraissaient cependant pas savoir de quoi il s’agissait, se contentant de dire que c’était délicieux, mais avec le même résultat que de l’eau classique.

L’insecticide était simple. Il fallait juste combiner différentes herbes que les insectes détestaient, soit en formant un amas solide, soit en les dissolvant dans l’eau pour une version liquide.
Ainsi, parmi toutes ces recettes, les seules aptes à être produites et commercialisées étaient l’antidote, le baume apaisant, et l’insecticide.
Le désherbant ferait aussi l’affaire. Il était possible d’en faire beaucoup avec peu d’ingrédients, je n’avais donc plus qu’à réfléchir à quel endroit le vendre. Je pus aussi laisser mon bouclier absorber les restes.

Bouclier Antipoison : conditions remplies
Bouclier Gurihosato : conditions remplies
Bouclier Remède : conditions remplies
Bouclier de Feu Végétal : conditions remplies
Bouclier Alpha Tueur d’Insectes : conditions remplies
Bouclier Antipoison : talent bloqué
Bonus d’équipement – puissance défensive 5
Bouclier Gurihosato : talent bloqué
Bonus d’équipement – attaque de plantes ennemies réduite de 5 %
Bouclier Remède : talent bloqué
Bonus d’équipement – expansion de la portée d’efficacité des remèdes (faible)
Bouclier de Feu Végétal : talent bloqué
Bonus d’équipement – résistance au feu (faible)
Bouclier Alpha Tueur d’Insectes : talent bloqué
Bonus d’équipement – attaque d’insectes ennemis réduite de 3 %

Je pariais que le talent d’origine du Bouclier Antipoison était la « résistance au poison (moyenne) ». Cependant, je l’avais déjà appris avec le Bouclier de Vipère de Chimère, il avait donc dû s’adapter pour proposer autre chose.
Le Bouclier Remède augmenterait une sorte de portée, bien que je ne sache pas réellement ce que cela signifiait.
Cela pouvait vouloir dire que la zone d’effet était augmentée, ou bien que le nombre de gens affectés était plus important.

C’était quoi, ce Gurihosato ? On dirait le nom d’un désherbant. Quant au Bouclier Alpha Tueur d’Insectes, il devait exister une version Bêta ou quelque chose approchant en faisant varier le type d’herbes employé dans la décoction.
La réduction de dégâts infligés par certains monstres m’avait l’air plutôt utile.
Le vrai problème consistait à tenter de lire le recueil de magie. Cela se révélait très difficile.

Récemment, Raphtalia semblait commencer à appréhender son contenu. Elle avait produit des effets qui pouvaient indiquer qu’elle était sur la bonne voie. Elle avait pu créer un orbe de lumière qui flottait devant elle durant quelques secondes. En prenant en compte mon statut de Héros Porte-Bouclier, je faisais pâle figure à côté.
Filo était aussi capable d’utiliser sa magie de transformation, je l’interrogeai donc sur ce sujet une fois Raphtalia couchée.
Il était assez ardu de concevoir ses propres actions comme de la magie, mais je me disais que ce serait une bonne chose d’entendre son avis sur la question.

— Ouais, alors je, hmm… j’ai juste à penser à mon pouvoir, très fortement, tu vois ? Et puis, je pense après à ce que je veux devenir, et… bah, voilà, ça se fait !

D’accord, laisse tomber, ma petite.
Au moins, j’étais fixé sur un point : elle ne l’utilisait pas consciemment, après mûre réflexion.
Et si je parvenais à lire ce livre, sans pour autant arriver à mettre en pratique la magie ? Le bruit courait qu’elle pouvait se montrer aussi facétieuse.

Et puis, je venais d’un monde qui en était totalement dépourvu, alors si, en fin de compte, je n’étais pas capable de m’en servir, ce serait… très contrariant. Je devais l’apprendre. C’était vital.
Non pas pour satisfaire la sorcière de l’échoppe de magie… mais pour rester en vie.

Quand les vagues arrivaient, je n’avais guère ma place dans les combats. De plus, comment connaître le traitement que me réserverait ce monde une fois l’ennemi vaincu ? La meilleure chose que je puisse faire, c’était de protéger les villages voisins. Et en agissant de la sorte, ma capacité (ou mon incapacité) à employer la magie pourrait très bien jouer sur ma survie.
J’aurais très bien pu acheter une boule de cristal… mais si j’avais la possibilité d’apprendre gratuitement la magie à partir d’un livre, cela me paraissait être la meilleure option. Ainsi, ces derniers temps, lorsque nous étions sur la route, j’avais toujours le recueil de magie dans une main pour tenter de le déchiffrer.

Je demandai à Raphtalia comment elle faisait, et elle me dit qu’elle synchronisait sa puissance magique avec les mots de la page, entraînant une réaction de son âme… Tout comme Filo, ses explications étaient incompréhensibles.
Alors, oui, c’était un peu plus clair que pour l’autre gros oiseau… mais quelle était cette « puissance magique », d’abord ? Cela voulait-il dire que l’on pouvait le sentir, un peu comme un sixième sens ?
J’avais la tête remplie de questions de ce genre, et cela me rendait fou.
Enfin bref, voilà à quoi ressembla le quotidien de ces deux dernières semaines.

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