Jashin Average – chapitre 9

Salut, c’est encore Anelie, l’aventurière devenue Maîtresse de donjon.

En restant immergée dans le bain, je craignais d’attraper froid en m’endormant, mais je me suis réveillée en bonne santé. Néanmoins, il semble que la malédiction se soit déclenchée après que je me sois endormie, et je me retrouve dans l’eau, avec ma Dague Maléfique en main et ma Robe Noire Maudite sur le dos. Inutile de dire que je ne peux pas me changer, alors je suis coincée ici, trempée jusqu’aux os… Je finirai bien par sécher si je reste à marcher dehors, mais même mes sous-vêtements ressemblent à des éponges gorgées d’eau, ce qui rend la situation encore plus désagréable.
Je ne peux même pas prendre un bain durant plus de 30 minutes ?

Repartons du bon pied.
Je prends un petit déjeuner rapide avec la nourriture sortie de mon inventaire, puis je me téléporte vers l’entrée.

Je quitte le donjon et me dirige vers la ville. En acceptant de devenir la Maîtresse du donjon, j’ai réglé le problème du logement. Puisque je ne peux pas changer de tenue à cause de la malédiction, il ne sert à rien de se tracasser pour les vêtements non plus. Reste le souci de l’alimentation. J’ai acheté beaucoup de nourriture hier, et, même si je cultive des légumes dans mon jardin intérieur, les provisions vont diminuer progressivement et la récolte du jardin prendra du temps. Et même si je parviens à faire pousser quelque chose, je ne suis pas végétarienne, donc il me serait bien difficile de ne vivre uniquement qu’avec des légumes.
Ça signifie que je devrai me rendre régulièrement en ville pour faire des courses… Mais ça pose un problème : combien de temps pourrai-je continuer à entrer et sortir de la ville ?
Avec l’affaire de l’église et de la guilde des aventuriers, certains doivent déjà avoir des soupçons à mon sujet. Si la transformation du donjon devient publique, il ne serait pas surprenant que des gens fassent le lien avec moi.

Dans ces conditions, en y réfléchissant, il faut s’attendre à ce que l’accès à la ville devienne de plus en plus problématique. En pensant à la possibilité de ne plus pouvoir y aller, j’aimerais trouver quelqu’un à qui je pourrais demander de faire les courses à ma place. Malheureusement, je ne connais personne.
Pas la peine de dire que je suis une solitaire, je le sais bien !

Faute de pouvoir faire confiance aux résidents ou aux commerçants pour m’aider dans cette tâche, il ne me reste qu’une solution. Je montre ma carte d’aventurière pour entrer en ville et me dirige vers un marchand d’esclaves.


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Peu de temps après être arrivée en ville, j’ai découvert que ce monde possédait un système d’esclavage. Le mot ‘esclave’ évoque souvent une image illégale et sombre, mais j’ai été surprise de constater que ces magasins, en apparence ordinaires, étaient établis relativement proches des grandes avenues. D’après les discussions des gens autour, il semblerait que les esclaves dans ce monde se classent en quatre catégories :
– Les criminels réduits en esclavage comme sentence.
– Les prisonniers de guerre, capturés lors de conflits.
– Ceux tombés en esclavage pour rembourser des dettes.
– Et enfin, les esclaves de naissance, nés de parents esclaves.

Les raisons de devenir esclave sont diverses, mais ces individus ne sont pas reconnus comme des êtres humains et sont achetés et vendus pour de l’argent.

Dans ce monde où la magie existe, les esclaves sont d’une obéissance absolue envers leur maître. Il ne s’agit pas seulement d’une question de morale ou de règles, mais d’une soumission forcée par un contrat magique. Même s’ils reçoivent l’ordre de se suicider et qu’ils tentent de résister, leur corps agira de lui-même et s’exécutera.

Les jeunes femmes se vendent le plus cher, suivies de près par les hommes robustes. Les esclaves sont considérés comme des biens, et leurs maîtres ne sont pas punis pour la manière dont ils les traitent. En principe, ils coûtent cher, il paraît donc peu probable qu’ils soient tués en raison d’un accès de colère ou de mauvaise humeur, mais il ne s’agit pas d’une règle absolue.
En tant que personne née dans le Japon moderne, le système d’esclavage me révolte, mais d’un autre côté, il s’agit d’une main-d’œuvre idéale qui ne me trahira jamais.

« Bienvenue. Vous êtes ici pour acheter un esclave ? »

En entrant dans la boutique, un homme plutôt soigné m’accueille par cette première question. On dirait qu’il s’agit du patron, mais il ne ressemble pas du tout à l’image d’un type sale, vil et grassouillet, que j’imaginais en pensant au mot ‘esclavagiste’. Je hoche la tête, et il m’emmène à l’une des tables installées à l’intérieur.
Le gérant s’assoit en face de moi et la négociation commence.

« Dans notre magasin, nous proposons toutes sortes d’esclaves. Qu’est-ce que vous cherchez exactement ? »

« Au début de l’adolescence, sexe féminin… et sur le point de mourir. »

Le vendeur se fige un instant à la demande que je viens de formuler et m’observe fixement.
Ne pouvant pas le regarder dans les yeux, je reste silencieuse, le visage caché sous ma capuche. Il s’agit sans aucun doute d’une réaction à ma troisième condition, mais il existe bien sûr une bonne raison pour laquelle je précise cette exigence.

Premièrement, pour le prix. Je ne me sens pas à l’aise à l’idée de donner des ordres à quelqu’un de plus âgé, et partager ma vie quotidienne avec un homme demanderait beaucoup de courage, donc je préfère une jeune fille. Cependant, avec seulement cinq pièces d’or en poche, je doute que ça puisse suffire. Néanmoins, si elle est malade ou blessée et n’a pas longtemps à vivre, le prix pourrait considérablement baisser. Je me préoccupais de savoir si on vendait ce genre de personnes, mais apparemment, il y a une demande… comme boucliers humains contre de puissants monstres ou pour des expériences de magie.

La deuxième raison, en supposant que j’achète une esclave ici, sera qu’elle s’occupe des courses et des tâches quotidiennes. Se pose alors la question de savoir si elle ne risque pas d’avoir peur de moi. Je devrai vivre avec elle dans le donjon pour garder mon secret, mais si nous habitons ensemble, je ne pourrai pas empêcher que nos regards se croisent. Même s’il s’agit d’une esclave qui doit absolument m’obéir, je ne peux contrôler que ses actions, pas ses sentiments. Si je lui ordonne de ‘ne pas me craindre’, elle ne montrera plus de signes de peur, mais la peur elle-même ne disparaîtra pas. J’ai pensé à une solution, mais pour ça, il faudrait que cette personne m’accepte, même temporairement. Si un individu est désespéré au point de s’accrocher à n’importe quelle branche qu’on lui tend pour éviter de sombrer, même la plus fragile pourrait lui convenir.

« Évidemment, nous disposons également de ce genre d’articles, bien que leur nombre soit limité. Nous devrons descendre jusqu’au sous-sol, si cela vous convient. »

Je hoche la tête en réponse aux paroles du commerçant et le suis à travers la boutique. Il s’avère que d’ordinaire, le propriétaire du magasin choisit les esclaves et amène ceux qui correspondent aux demandes du client. Cependant, dans mon cas, étant donné mes critères particuliers, il semble qu’il ne puisse pas agir comme à son habitude, d’où la situation actuelle.

Au bout d’un escalier étroit éclairé par des torches, on découvre une véritable prison fermée par des barreaux de fer avec plusieurs femmes dans une cellule. Elles sont toutes nues, certaines allongées sur des lits de paille, et d’autres assises contre le mur de pierre.

« Celles présentes dans cette partie devraient correspondre à votre demande, chère cliente. Si quelqu’un attire votre attention, je vous expliquerai… »

Je me place devant le propriétaire du magasin qui s’adressait à moi, interrompant ainsi sa présentation. Je retire ma capuche pour observer les femmes à travers les barreaux, en faisant attention de me placer de manière à ce qu’il ne puisse pas voir mon visage. Dans la cellule, les réactions se divisent en trois types. Certaines frissonnent et détournent les yeux, d’autres restent immobiles l’esprit perdu dans le vague, et une seule, bien que faiblement, garde son regard vers moi sans le détourner. Je m’approche de celle montrant une réaction différente, la fixant à travers la grille.
Cette jeune fille, adossée sans force contre un mur de pierre près des barreaux, reste assise, épuisée. Sous des cheveux blonds en désordre, ternis par la saleté, on peut voir ses côtes à travers sa peau fine. Elle semble sur le point de rendre son dernier souffle. Son visage, qui a priori semblerait charmant s’il se trouvait en bonne santé, ne ressemble plus qu’à l’ombre de lui-même, avec ses joues creuses et son apparence dénuée de toute vitalité. Cependant, même dans cet état proche de la mort, elle m’accorde toute son attention et dirige ses yeux bleus vers moi.

« Qui est-elle ? »

« Son nom est Tenna, elle a 14 ans. C’est une esclave de dettes originaire d’un village situé non loin de Rimmel, mais au cours du voyage qui l’a amenée ici, elle a contracté une maladie mortelle et nous estimons qu’il ne lui reste probablement qu’un mois à vivre. »

En entendant ces mots cruels prononcés devant elle, Tenna se met à trembler, preuve qu’elle n’a pas encore abandonné sa volonté de vivre. Bien qu’elle comprenne que sa vie touche à sa fin, elle désire ardemment s’accrocher à tout espoir.

« Je pourrais peut-être te sauver. »

À ces mots, une expression troublée apparaît dans les yeux bleus de Tenna qui me regarde. Elle me fixe dans les yeux, mais ne montre aucun signe de crainte. Probablement parce qu’elle vit chaque jour dans la peur de mourir, cette crainte doit être plus forte que celle provoquée par mon regard.

« Je n’ai pas de preuve, mais si tu peux y croire et l’accepter, alors prends ma main. »

Je tends la main devant les barreaux. Tenna observe silencieusement mon visage et ma main tendue, puis timidement, elle étend la sienne pour la poser dans la mienne.

« Combien ? »

« Cinq pièces d’argent. »

Je serrais doucement la main fragile de Tenna, que même ma faible force risquerait de briser, avant de demander le prix au propriétaire qui se tient derrière moi. Je ne pourrais pas dire s’il s’agit d’un montant élevé ou bas pour une personne à l’article de la mort. Mais en bonne santé, elle aurait sûrement valu cent fois plus. Le marchand doit se poser beaucoup de questions sur ce qui vient de se passer devant les barreaux, mais avec professionnalisme, il s’abstient de tout commentaire.

« D’accord. J’aimerais que vous lui donniez des vêtements convenables, je paierai un supplément si nécessaire. »

« Non, s’il ne s’agit que d’une tenue pour un esclave, nous pourrons vous la fournir gratuitement. »

Il demande à un homme robuste de s’approcher. Celui-ci ouvre la cellule et fait sortir Tenna pour l’emmener dehors.

« Nous allons la laver et l’habiller avant de vous la remettre. En attendant, nous allons nous occuper des formalités, je vous prie de bien vouloir revenir prendre votre place à l’étage. »

Sur l’invitation du propriétaire, je quitte la prison souterraine.


De retour dans la boutique, je m’assois et complète les détails nécessaires sur le contrat qu’il me tend et paie les cinq pièces d’argent.

« Je confirme la réception du paiement. Il ne reste plus qu’à enregistrer l’esclave pour finaliser la procédure. »

Au moment où il termine sa phrase, on m’apporte Tenna, portée dans les bras de l’homme qui s’était chargé d’elle plus tôt. Ils lui ont mis une sorte de tenue rudimentaire. Pour tout dire, il s’agit presque d’une simple toile avec un trou juste assez grand pour passer la tête. Sans ceinture, on peut apercevoir le côté de son jeune corps. On dirait qu’elle a été lavée, ses cheveux blonds ont même repris de la couleur. Pourtant, le parfum de mort qui se dégage de tout son corps l’emporte sur son apparence. Tandis que l’assistant dépose Tenna au sol, je remarque un collier fixé autour de son cou qui n’était pas là avant.

« Veuillez toucher le collier, s’il vous plaît. »

Suivant les paroles du propriétaire, je me lève de mon siège et attrape l’objet qui entoure le cou de Tenna. Ce collier, fait d’une matière inconnue rappelant de la pierre, semble formé d’un bloc et être impossible à enlever. Après l’avoir touché un moment, le collier émet une lumière. Ça fonctionne de la même manière que la carte d’aventurier ?

« ‘ Tenna est maintenant asservie à votre volonté. ‘ »

Comme lors des enchantements d’objets et au moment de devenir la Maîtresse du donjon, une voix résonne de nulle part.

« Maintenant qu’elle est devenue votre esclave, elle obéira à vos ordres de manière absolue. Puisqu’elle n’est pas en mesure de marcher, souhaitez-vous appeler une calèche ? »

« Inutile, je la porterai. »

En disant ça, j’ignore les réactions troublées du propriétaire, de l’assistant et de Tenna elle-même, et la soulève pour la porter sur mon dos. Elle essaie de se débattre au début, mais finit par se calmer, devenant silencieuse.
En quittant la boutique, je me demande finalement quelle tête peut bien faire le vendeur.


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Elle est légère. D’après les dires du marchand, elle devrait avoir 14 ans, soit trois ans de moins que moi, mais son apparence laisse penser à un manque de nutrition, la rendant nettement plus petite que son âge, d’une ou deux têtes par rapport à moi. Son corps, amaigri au point où les côtes ressortent, était si léger que même moi, pourtant faible, je pouvais la porter sans effort. Et cette légèreté a quelque chose de vraiment triste. Cela dit, même si cette fille ne pèse rien, il serait difficile pour nous deux de nous rendre à pied jusqu’au donjon en la portant sur mon dos.

Sortie du magasin, je suis entrée dans une ruelle un peu plus loin et, quand j’ai finalement trouvé un endroit isolé, je l’ai déposée sur le sol. Assise par terre, Tenna lève les yeux pour regarder vers moi, comme pour s’accrocher, mais je m’éloigne légèrement d’elle en retirant ma capuche.

« Tu as juré de me faire confiance. »

« … Oui. »

Les mots s’échappent de sa bouche pour la première fois. En entendant sa réponse, je pointe mon doigt sur son front.

« Si ce que tu as dit est vrai, alors accepte ceci. »

Ainsi, pour la première fois, je me sers de mes compétences de mon plein gré.

« Octroie de Bénédiction. »

« ‘ L’Octroie de Bénédiction a été appliquée à Tenna. ‘ »

« ‘ L’Octroie de Bénédiction a été appliquée aux vêtements d’esclave. ‘ »

À ces mots, les ténèbres s’installent et enveloppent Tenna. Lorsque les ombres se dissipent, son apparence change complètement. Ses cheveux dorés mais ternes, même sans la saleté et la poussière de la geôle, brillent à présent d’un éclat éblouissant. Les joues creuses, le torse et les membres dépourvus de chair de la maigre jeune fille, reprennent la douceur propre à une enfant bien en chair. Sur son front, à l’endroit où je pointais mon doigt, se trouve un symbole noir semblable à un ‘S’ couché, et ses yeux autrefois bleus se sont teintés d’un rouge profond. Sa tenue a également changé, ressemblant désormais à celle d’une ancienne prêtresse, mais noircie, avec des motifs et des décorations. Surtout, l’atmosphère qui semblait annoncer une mort imminente disparaît, redonnant à cette belle jeune fille son éclat naturel.

Oui, il semble que ça ait bien fonctionné.

Même s’il s’agit de la bénédiction d’un dieu maléfique, ça reste une compétence de triche qui peut transformer un objet de départ en un équipement puissant comme ceux qu’on trouve dans les derniers donjons. Je m’attendais à ce que ce pouvoir puisse même guérir des maladies mortelles instantanément, mais je reste surprise que ça ait aussi changé ses vêtements. Du coup, si tu es devenue maudite… je suis désolée.

« Ah……euh…… »

Tenna, stupéfaite, regarde ses mains et ses vêtements transformés, incapable de prononcer un mot. Alors qu’elle s’inspecte, elle finit par réaliser que l’intense douleur qu’elle ressentait auparavant rien qu’en respirant a complètement disparu, de même que les signes de sa maladie. De ses yeux désormais rouges se mettent à couler de grosses larmes. Tandis que Tenna s’accroche à ma main, toujours posée sur son front, et répète à plusieurs reprises des mots de gratitude, je ravale avec difficulté mon sentiment de culpabilité pour avoir dénaturé sa vie et son destin pour mon propre confort.


◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆


Après avoir pleuré un bon moment, Tenna sèche ses larmes et reprend ses esprits, pâlissant en repensant à ses propres actions. La regardant dans les yeux, je me sens soulagée de voir qu’elle ne semble pas me craindre, même en retrouvant la santé. Peut-être qu’elle résiste à ma présence et à mon Regard Maléfique grâce à l’effet attribué par ma compétence.

« Relève-toi. »

« Ha, oui ! »

Je n’ai pas l’impression d’avoir parlé de manière si autoritaire, mais Tenna se lève d’un bond, se tenant raide comme un piquet, attendant mes prochaines instructions. Bien qu’elle ne semble pas effrayée par mes compétences, elle reste visiblement très tendue.

« J’aimerais que tu vives chez moi, que tu t’occupes des tâches ménagères et des courses. »

« …Hein ? »

Je me demande pourquoi elle réagit comme si elle doutait de ce que je viens de dire.

« Tu ne veux pas le faire ? »

« Non, c’est pas ça du tout ! Mais… c’est tout ce que vous souhaitez ? »

Ah, je vois. Effectivement, ce que je lui demande pourrait convenir à une domestique normale. En général, les esclaves sont destinés à réaliser des tâches dont personne ne veut, ou celles qui sont trop difficiles, voire dangereuses. Mais bon, de mon côté, je n’ai rien d’autre à lui demander. Si j’étais un homme, elle aurait probablement dû s’occuper de choses… la nuit. Mais étant une femme, ça ne me concerne pas.

« Oui, c’est tout. Juste une chose, j’habite assez loin de la ville, donc il ne sera pas forcément évident de faire les courses. »

« Compris. »

Tenna penche la tête d’un air songeur en pensant à l’endroit où je pourrai vivre, mais elle ne s’imagine sûrement pas qu’il puisse s’agir d’un donjon. Ce serait trop compliqué à expliquer pour le moment, alors autant lui montrer directement. Je lui achèterai des chaussures et des sous-vêtements, puis je l’enregistrerai à la guilde des aventuriers avant de quitter la ville.


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( Relecture et correction: Hastin )

Note de la traduction :
Il est possible de lire dès à présent le chapitre 25 : spin-off – "Le sauvetage d’une esclave".
Il s’agit d’une simple indication. Personnellement, je conseil d’attendre de mieux connaître les personnages.

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