Jashin Average – chapitre 89


Fable d’origine: La Cigale et la Fourmi.


Un jour d’été, le dieu des ténèbres Anbaal faisait une sieste dans la prairie, lorsqu’il aperçut la déesse maléfique Anelie qui avançait péniblement, portant quelque chose d’apparemment lourd.

« Eh, eh. T’es en train de fondre ou quoi ? Qu’est-ce que tu fabriques ? »

« Ça se voit, non ? Je transporte de la nourriture. »

« Quelle galère. T’as pas besoin de t’embêter à ramener la bouffe jusqu’à chez toi, y’en a plein qui traînent partout. Moi je me la coule douce, et quand j’ai faim, je mange ce qui me passe sous la main, c’est tout. »

À cette remarque, Anelie jeta un coup d’œil rapide autour d’elle avant de répondre.

« Pour le moment, nous sommes en été, donc ça va. Mais quand l’hiver viendra, il ne restera plus rien à manger. Ce jour-là, je ne pourrais rien pour toi si tu te retrouves dans le besoin. »

En entendant cela, Anbaal leva les mains, haussant les épaules d’un air moqueur, et rit.

« Ha ! L’été vient à peine de commencer. Pourquoi te prendre la tête pour ce qui arrivera plus tard ? On s’occupera de l’hiver quand il sera là. »

Après cette réplique, Anbaal se roula à nouveau au sol et reprit sa sieste. Voyant cette attitude, Anelie poussa un soupir, puis retourna à sa tâche de transport de nourriture.

« Ne viens pas te plaindre plus tard si tu regrettes. »

Ainsi, Anbaal continua chaque jour sa vie paresseuse, passant son temps à faire des siestes. Pendant ce temps, Anelie persévérait, rapportant sans cesse plus de nourriture chez elle.

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Les jours d’été passèrent, et l’automne arriva. Les arbres autour s’ornaient de couleurs éclatantes, exhibant la beauté des feuilles d’automne. Les noix et les fruits abondaient, à portée de main pour qui voulait les ramasser.

« Elle est encore en train de trimer ? Franchement, quelle persévérance… »

En observant Anelie, qui s’efforçait de ramasser des noix et des fruits pour les transporter chez elle, Anbaal cueillit une pomme d’un arbre et la croqua. Le jus sucré de la pomme se répandit, dégageant un parfum enivrant tout autour.

« Bah, je vais continuer à flemmarder un peu plus longtemps. »

L’air frais de l’automne rendait la prairie parfaite pour la sieste. Une fois sa pomme terminée, Anbaal s’allongea contre l’arbre, l’utilisant comme oreiller, et reprit sa sieste.

◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆◇◆

Et finalement, l’hiver arriva. La prairie s’était vidée de toute herbe, et il ne restait plus de fruits ou de noix. Anbaal se retrouva bien vite sans rien à manger.

« Tch, j’ai faim. Y’a plus de noix ni de fruits nulle part. Bon sang, qu’est-ce que je vais faire maintenant ? »

Non seulement il n’avait plus de nourriture, mais il n’avait même pas d’abri, et le vent glacial sapait peu à peu ses forces.

« Brrr, il fait froid. J’aimerais bien trouver un endroit pour m’réchauffer. Et si y’avait aussi d’quoi manger, ce serait parfait. »

Tremblant de froid et l’estomac vide, Anbaal erra un moment avant qu’une idée ne lui vienne soudainement.

« Oh ! J’avais presque oublié qu’elle a une maison. Elle a amassé plein de nourriture depuis l’été, alors y’a sûrement de quoi tenir jusqu’au printemps. Je vais lui demander de m’héberger. »

 Il s’agissait clairement de la déclaration d’un profiteur.

« Elle me rabâchait de n’pas regretter plus tard, mais je suis sûr que ça va s’arranger. Elle n’a pas l’air d’avoir beaucoup d’expérience avec les hommes, alors un peu d’charme et elle tombera sûrement à mes pieds. »

C’est lamentable.



Ainsi, Anbaal se rendit chez Anelie et lui demanda de l’héberger. À sa grande surprise, contrairement à ce qu’il avait imaginé, Anelie l’accueillit avec un sourire radieux, un sourire qu’il n’avait encore jamais vu sur son visage.

« Bien sûr. »

« Hein ? Euh, ouais ! D-désolé de déranger. »

Bien qu’ils se connaissaient depuis un moment, c’était la première fois qu’il voyait Anelie sourire ainsi. Surpris, Anbaal sentit son visage rougir. Toute la dissonance qu’il ressentait face à cette réaction inattendue s’évanouit face à ce sourire.

En passant la porte, Anbaal entra dans la maison d’Anelie.





« Non, inutile de t’excuser. Tu sais, on n’a jamais trop de provisions. »

Anelie, cachant un couteau dans son dos, referma lentement la porte derrière lui.

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<Distribution des rôles.>

Fourmi : Anelie.
Cigale : anbaal.

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Note de l’AUTEUR :

En écrivant cela, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une fin possible dans l’original.

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( Relecture et correction: Hastin )

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