Notice: Undefined offset: 0 in /home/kisswoodwa/www/wp-content/themes/modern/includes/frontend/class-assets.php on line 132
Sovereign of Judgment – Chapitre 34 - KissWood

Sovereign of Judgment – Chapitre 34

Épisode 3 : L’ère des fantômes
Chapitre 34 : Pause (2)



C’était la même chose partout dans le monde. 5% de la population mondiale a expérimenté le jeu de la mort et parmi eux, seule une fraction a survécu. Tout le personnel militaire et policier avait également disparu.

La différence entre ceux qui avaient vécu le jeu de la mort et ceux qui ne l’avaient pas vécu, c’est qu’ils ne voyaient pas le monde de la même façon. Si certains avaient vécu l’enfer au cours du dernier mois, il n’en était rien pour les autres. Dans leur monde, le réseau des téléphones portables était excellent et aucune sonnerie ne s’était subitement déclenchée dans leurs écoles ou leurs bureaux. Seules les forces armées et la police avaient disparu ; ils vivaient dans un monde régi par le bon sens, sans karma et sans monstres.

Bien évidemment, l’absence de l’armée et de la police a laissé un grand vide.
On disait même que la création de la plupart des pays reposait sur la violence. Dans certaines parties du monde, il était impossible de créer un pays sans être le plus fort ou du moins l’un des plus forts. Les gens se soumettaient aux ordres parce le pays avait le pouvoir de les pénaliser par la force.
C’est pour cela que la disparition des bases les plus fondamentales de la création d’un pays, la police et l’armée, a eu un énorme impact.

Cependant, le monde n’est pas subitement devenu anarchique comme dans Mad Max ou Ken le Survivant. Il y avait bien quelques pays comme ça, mais la Corée n’en faisait pas partie. Même si c’était chaotique, il y avait suffisamment d’ordre pour que les gens aillent encore travailler.
C’étaient des “gens normaux” qui ne s’étaient jamais distingués auparavant. Toutefois, ce sont ces mêmes personnes qui ont préservé ce monde. Ils ont souhaité rétablir l’ordre dès que possible. En temps normal, ils étaient invisibles ; mais maintenant que le couvercle était ouvert, ils étaient nombreux. Bien que des vauriens aient tenté faire des ravages, ce n’était pas quelque chose de facile à faire contre un si grand nombre d’entre eux.

Les pays qui s’étaient établis ainsi avaient la capacité de maintenir l’ordre. À la fin de la dynastie Han, lorsque He Jin, les Dix Eunuques et la Rébellion des Turbans Jaunes se sont déchaînés ; et même lorsque Dong Zhuo, Lü Bu, Cao Cao et Yuan Shao ont semé la pagaille, la dynastie Han ne s’est pas effondrée. Ça se passait déjà comme ça dans le passé et la Corée ne s’est pas effondrée après avoir passé un mois sans police ou armée.
Mais pour y parvenir, le président avait dû faire face à un véritable casse-tête.
La première chose qu’il a faite a été de réorganiser les brigades de sapeurs-pompiers puis de restructurer le service des fonctionnaires, il a ensuite créé une nouvelle force militaire.

« Mais les armes ont disparu avec les militaires ! »
« Récupérez tout ce qu’il reste et si ça ne suffit pas, armez-les de matraques ! Et si ce n’est toujours pas assez, créez-en plus ! Commencez à produire des armes sur-le-champ ! Sortez-vous la tête du caniveau ! »
« Oui ! »
« Imposez la loi martiale et commencez à recruter des troupes de réserve. »
« Oui ! »

Pendant qu’il exécutait ces plans, des survivants sont sortis des districts de Kangdong et de Seongbuk. Il s’agissait de zones fermées, recouvertes par un mur opaque. Il était impossible d’y entrer ou de voir ce qu’il se passait à l’intérieur. Ces zones ont suscité l’inquiétude des citoyens.
Il était de la responsabilité du président d’examiner la situation. Il a donc convoqué les leaders des différents groupes de survivants à la Maison Bleue* et a tenu une réunion. Comme les leaders avaient aussi besoin de comprendre ce qu’il se passait en dehors de leurs zones, ils ont accepté volontiers.
(*La Maison Bleue (en hangeul coréen : 청와대, romanisé Cheongwadae), que l’on peut traduire par la maison au toit en tuiles bleues ou la Maison Bleue. Il s’agit de la résidence officielle et du bureau du président de la République de Corée (Corée du Sud). Elle est située à Séoul.)


Choi Hyuk a envoyé un message à Baek Seoin. C’était une compétence qu’il avait apprise après s’être éveillé en tant que Souverain. Il était capable de converser avec ses partisans où qu’ils se trouvent.

« — Tu te souviens que tu avais dit que tu pensais que l’armée principale avait battu en retraite ? »
« — Oui. »
« — As-tu découvert ce qu’il s’est passé ? »

Baek Seoin a légèrement hésité. Le ton de la voix de Choi Hyuk était sérieux. Il semblait si menaçant que cela en était inquiétant. Mais il a finalement ouvert la bouche.
Il lui a parlé de la trahison des troupes sous le commandement de Jung Minji, et en particulier la trahison de Song Simin et Yoon Girim. Comme ce n’était déjà plus un secret pour personne, il n’a pas été difficile de le découvrir.

« — … Donc c’est ce qu’il s’est passé. Sont-ils à la Maison Bleue actuellement ? »

Choi Hyuk coupé la communication. Baek Seoin s’est empressé de le recontacter.

« — Attends ! »
« — Quoi ? »
« — Ne me dis pas que tu vas les tuer en arrivant là-bas ? »

Choi Hyuk n’a pas répondu. Il n’était pas dans son état normal en ce moment. Il allait à la Maison Bleue juste parce qu’ils s’y trouvaient. Il n’avait pas établi de plan sur ce qu’il allait faire en arrivant. Il était fort probable qu’il les tue, tout simplement.
Il est resté silencieux.

« — Combien vas-tu en tuer ? »
« — Les rois qui étaient sous le commandement de Jung Minji et Yoon Girim. »
« — Et si quelqu’un essaie de t’arrêter ? »
« — … »

Choi Hyuk n’a pas répondu. Cependant, ne le tuerait-il pas aussi ?

«  — Et si le président essaie de t’arrêter ? »

Crrriii.

Choi Hyuk a serré les dents. Ses entrailles bouillonnaient. Il a commencé à respirer de façon irrégulière, avant de demander d’une voix légèrement tremblante :

« — Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« — C’est normal que tu veuilles les tuer. Mais nous devons au moins suivre les règles et les procédures de base. »
« — Les règles et les procédures ? Ce genre de choses existe encore dans un monde comme celui-ci ? »
« — Alors tu dois faire en sorte de les créer. »
« — … »
« — Même si le résultat est le même, il y a une différence entre avoir les rois de notre côté et ne pas les avoir… S’il te plaît, donne-moi un jour. Je vais préparer quelque chose. »
« — Quoi exactement ? »
« — Patiente encore un peu s’il te plaît. Je suis en route. Allons à la Maison Bleue ensemble. »

Baek Seoin est apparu avec un sac rempli d’alcools coûteux.
Choi Hyuk n’a eu aucun mal à entrer dans la Maison Bleue car le gardien Bae Jinman, le général Cha Taeshik de l’Association des Frères d’Armes, le Capitaine des Chevaliers Ryu Hyunsung et d’autres ont pu confirmer son identité.
Ce soir-là, pour célébrer le retour de Choi Hyuk, ils ont bu l’alcool tous ensemble.
Puis ils ont eu une grande conversation avec Baek Seoin. Il a gagné leur sympathie tout en prenant connaissance de la situation. L’ambiance cette nuit-là était excellente.

« S’il y a des rois provenant d’autres zones, lesquels devrais-je avertir ? »

C’est la dernière question qu’il a posée avant qu’ils ne soient sur le point de partir avec des bouteilles d’alcool à la main.


Le lendemain.
La réunion avait aussi lieu ce jour-là.

Lorsque le président a confirmé le fait qu’ils possédaient des capacités surhumaines, il n’a eu d’autre choix que d’essayer d’obtenir leur coopération. Il a tenté de les nommer généraux afin de résoudre la situation, et la réunion s’était éternisée alors qu’ils réglaient les détails spécifiques et discutaient de ce qu’ils devaient faire ensuite.

« Donc… ce que vous dites, c’est que ce mur opaque pourrait réapparaître ? »
« Oui… En tant que participant du jeu, je pense que c’est possible. Le jeu n’est pas terminé. En fait, il y a même eu un message annonçant une pause de 3 jours. Elle se termine demain. »
« … Si par malheur le mur réapparaissait, les survivants pourraient-ils sauter par-dessus et aller les aider ? »
« C’est impossible. Nous n’avons pas pu y retourner une fois que nous sommes sortis. »
« … Cela signifie que si de nouveaux survivants apparaissent, nous aurons besoin de quelqu’un pour les contrôler. »
« Oui. C’est exact. »

Il avait été décidé que les rois qui discuteraient avec le président seraient : Song Simin du district de Kangdong, Min Jaram du district de Mapo et trois ou quatre autres. Mis à part eux, les autres rois se contenteraient d’écouter en silence.
La raison était simple.
Leur conversation semblait trop éloignée de leur propre réalité. La pause ne durait que 3 jours. Personne ne savait quel genre de jeu commencerait après ça. La majorité des rois avaient le tournis en écoutant leurs discussions sur le maintien de l’ordre.
À vrai dire, le “plan d’enrôlement de tous les citoyens” du général Cha Taeshik de l’Association des Frères d’Armes semblait plus réaliste. Bien entendu, la réaction du président n’a été que peu enthousiaste face à cette proposition.

Alors quand Choi Hyuk est arrivé, de nombreux rois ont ressenti de l’excitation. Ils ont pu comprendre que quelque chose était sur le point de se produire à partir de leurs discussions de la veille au soir. Bien qu’ils ne sachent pas exactement quoi.
C’est arrivé pile au moment où le président allait nommer Song Simin à un poste important. Comme Song Simin était très coopératif, le président n’a pu s’empêcher d’essayer de le nommer en premier.

« Alors qu’en pense le leader Song Simin ? Seriez-vous prêt à endosser le rôle de responsable du maintien de l’ordre dans la zone métropolitaine ? »
« Je suis contre. »

Choi Hyuk s’est avancé.
Il a commencé à parler calmement et respectueusement.

« Le président n’est probablement pas au courant, mais à l’intérieur de ces murs opaques, c’est l’enfer. »

De nombreux rois ont acquiescé en entendant ces mots.

« Les monstres ne sont pas le seul problème. Les humains s’entretuent régulièrement. »

Cette fois, encore plus de rois ont acquiescé.

« Song Simin est l’un d’entre eux. Il a trahi ses camarades et a comploté pour battre en retraite. À ce moment-là, il a même tué Jung Minji, qui était l’un des rois les plus respectés. En plus de cela, à cause de cette retraite irresponsable, beaucoup de gens sont morts en vain. L’escadron suicide qui tenait le boss final à distance a été anéanti. J’ai failli mourir moi aussi. »
« Mmmm… »

Le président est resté silencieux.
Choi Hyuk lui a demandé :

« Vous n’avez pas l’intention de laisser ces personnes, qui ont fui et laissé leurs camarades derrière elles, prendre de telles fonctions, n’est-ce pas ? »

Le général Cha Taeshik a ajouté :

« C’est vrai ! La loyauté est la chose la plus importante pendant une guerre ! »

Ryu Hyunsung et Bae Jinman sont également intervenus.

« Nous nous y opposons. »

Le président essayait de sonder l’état d’esprit des ses interlocuteurs. Il n’aurait jamais pensé qu’ils s’opposeraient à lui d’une manière aussi directe. Il était quand même le président…
Mais Choi Hyuk n’avait pas encore terminé.

« Il y a aussi cette histoire de rancune entre Song Simin et moi que devons personnellement résoudre. Il aurait été bien que nous puissions la résoudre après la réunion, mais comme il semblerait que nous allons être ici pendant toute la durée de la pause, je vais juste régler ça publiquement maintenant. »
« Pardon ? Mais qu’est-ce que… »

Le président a ressenti des frissons lui parcourir le dos. La situation évoluait de façon étrange. Mais Choi Hyuk ne le regardait plus.

« Song Simin. »
« Hé, Choi Hyuk ! On dirait qu’il y a un malentendu… »

Même dans cette situation, Song Simin souriait chaleureusement.
Choi Hyuk n’a dit qu’une chose.

« Ne souris pas, connard. »

Le visage de Song Simin s’est figé.

« Et Ma Dongshik, Yoon Girim, Min Kyungchul et tous les rois qui étaient sous le commandement de Jung Minji. Je ne sais pas pourquoi vous l’avez tuée. Mais, vous savez… »

Il a posé sa main sur la table et s’est rapproché d’eux.

« Ne pensez-vous pas que vous devez assumer la responsabilité de la mort de l’escadron suicide ? »

Les rois qui étaient sous le commandement de Jung Minji ont à peine eu le temps de cligner des yeux avant que Choi Huyk ne continue.

« Sortons. Finissons-en à notre façon. »

La tension dans la pièce est montée d’un cran. Ses actes allaient au-delà du bon sens. Agir de la sorte à la Maison Bleue et devant le président.
Si Baek Seoin ne leur avait pas expliqué la situation et gagné leur sympathie hier soir, quelqu’un aurait déjà essayé de l’arrêter. Cependant, la majorité des rois ont adopté une attitude attentiste.
“Que faire ?” Certains pensaient que la réaction de Choi Hyuk était trop sévère et ils n’arrivaient pas à le comprendre. Mais, ils ont conclu que c’était quelque chose que les “personnes concernées” devaient résoudre entre elles, bien qu’ils soient un peu décontenancés.

Song Simin s’est exprimé d’un ton solennel.

« Quel genre de choses insensées dis-tu là ? Et devant le président ! S’il y a un problème, alors résous-le en bonne et due forme ! Tenons-nous en à la loi et faisons un procès avec un juge, par exemple ! »

Mais ses mots étaient si peu convaincants qu’il aurait mieux valu ne rien dire du tout. L’un de ces mots n’avait d’ailleurs pas sa place dans leur crise d’identité actuelle : le mot “loi”. Choi Hyuk a immédiatement brisé les illusions de Song Simin.

« La loi ? Pouahahaha ! »

Choi Hyuk a ri aux éclats.

Hahahahaha.

La salle de réunion résonnait de ses rires, comme s’ils étaient renforcés par du karma. Les chaises et les bureaux ont tremblé. Le visage du président est devenu blême.
Cela a changé l’ambiance.
Les autres rois étaient plongés dans un état de confusion jusqu’à présent. Après s’être échappés de l’enfer, ils ont découvert un monde qui semblait totalement indemne. Différent de l’intérieur des districts où ils étaient rois, le monde extérieur bénéficiait encore d’une société fonctionnelle et même d’un président. Leurs attitudes sont inconsciemment redevenues celles d’avant le jeu de massacre. Ils se sont sentis gênés de s’être manifestés auprès des autorités et ont eu l’impression qu’ils devaient respecter l’ordre et le pouvoir en place.
Et parce qu’ils croyaient devoir agir ainsi, ils se sentaient encore plus mal à l’aise et frustrés.

Ces sentiments ont tous été balayés par le rire de Choi Hyuk.
Les autres rois ont progressivement commencé à rire eux aussi. Le voile rouge qui avait obstrué leur vue s’est instantanément dissipé.
“La loi, a-t-il dit ! Comme ce mot est amusant.”
“La loi, a-t-il dit ! Ne sommes-nous pas des rois ?”

« Hahahahahaha ! »

Les rois se sont mis à rire à gorge déployée. Le président a vite compris la situation.
“J’ai… laissé entrer des tigres.”
Les personnes qui étaient rassemblés ici n’étaient pas des personnes qu’il pouvait contrôler.
Malgré tout, le président a dit :

« Attendez, s’il vous plaît, attendez. Leader Choi Hyuk. Je comprends vos sentiments mais je vous en prie, croyez en ce pays. S’il y a des rancunes entre vous, nous allons enquêter convenablement et aider à les résoudre. »

Il savait que c’était contraignant, mais il n’avait pas le choix. S’il ne faisait rien maintenant, il était évident que les survivants ne tiendraient pas compte du rôle du pays. Cela voudrait dire qu’un pays se formerait à l’intérieur du pays.
C’était exactement ce que Baek Seoin voulait.

Le Capitaine des Chevaliers Ryu Hyunsung s’est avancé. Ce qu’il a dit reflétait la conversation qu’il avait eue avec Baek Seoin la nuit dernière.

« Je suis désolé, Mr le président. Il s’agit de quelque chose qui s’est produit en dehors du champ d’action du pays. C’est notre problème et il est légitime que nous le résolvions à notre manière. »

C’étaient des mots immatures, comme si des enfants se battaient entre eux et disaient : « C’est notre problème ! ». Toutefois, ces mots immatures avaient beau être rudimentaires, ils étaient également puissants.
“Nous résolvons nos problèmes à notre manière.”
Les rois ont acquiescé à l’évocation de ces mots qui semblaient se loger dans leurs cœurs.
L’ambiance avait l’air de se consolider.

« … »

Le président a été mis dos au mur.
Les gardes de sécurité armés regardaient nerveusement le président. Il les a retenus… Les contraindre avec la puissance de feu ? Ce n’était pas une option. Peut-être que cette situation était à prévoir quand ils ont refusé sa demande de se désarmer. Ils ne craignaient pas les balles. D’un autre côté, le président avait extrêmement peur de leurs capacités physiques.
“Alors c’est comme ça…”
Peut-être était-ce un résultat inévitable à partir du moment où les militaires et les policiers ont disparu, et que des dizaines de milliers de survivants ont afflué. Un monde réservé aux plus forts, que le gouvernement ne pouvait pas contrôler. Un monde dans lequel les plus forts imposeraient leurs propres directives.

Choi Hyuk s’est éloigné du président et a fixé Song Simin.

« Ne débite pas de conneries inutiles et sors. »

Choi Hyuk a ensuite ajouté d’un ton glacial :

« Ou… devrions-nous voir du sang ici ? »

Sa voix menaçante semblait dégouliner de sang.

« … Putain… Je n’avais pas le choix ! »

Choi Hyuk a secoué la tête.

« Non— C’est un problème très simple. »

Il a dégainé son épée et l’a pointée vers Song Simin.

« Si tu as raison, alors bats-moi. »

À ce moment-là, les rois qui n’étaient pas originaires du district de Kangdong ont ressenti une sensation étrange. En incluant Song Simin et Yoon Girim, ils étaient 8 ; en revanche, Choi Hyuk n’était-il pas tout seul ? Alors pourquoi se sentaient-ils si pressés de le combattre ?
Ce mystère a été résolu peu de temps après.

« … Putain, attrapez-le ! »

Alors que Song Simin s’apprêtait à faire une dernière tentative désespérée, les autres rois ont levé leurs épées.

« Frappe Fulgurante. »

Choi Hyuk a balancé son épée deux fois.
L’air a roulé en faisant des vagues. Les vagues ont poursuivi leur trajectoire et ont tranché le cou des rois.
Comme s’il était tracé avec un pinceau, le sang rouge a giclé et a dessiné une longue ligne avant d’être absorbé par la lame noire.

Splash !

Un autre son s’est fait entendre juste après. Leurs oreilles ont été assourdies en l’entendant : Woowoowoo.
Choi Hyuk se tenait toujours exactement au même endroit. L’espace autour d’eux s’est agité et les cous des rois sont lentement tombés sur le sol. L’un des corps s’est effondré sur un bureau et sa tête a roulé derrière la chaise.

Cracracrac !

Puis un bruit fracassant a retenti et deux grands traits sont apparus sur le mur, derrière les rois morts. C’était coupé si nettement qu’ils pouvaient distinctement voir l’extérieur.
Tous les visages se sont figés. Personne n’avait vu cette technique auparavant. En deux entailles, il a massacré les 6 rois qui se tenaient de part et d’autre de Song Simin et Yoon Girim.

« Euh ? Hein… ? »

Le visage de Song Simin était livide.

« Euahh… »

Yoon Girim s’est effondrée sur le sol.

Tac. Tac.

Choi Hyuk s’est dirigé vers la table de la salle de conférence. Il a ensuite marché lentement vers Song Simin et Yoon Girim, puis s’est arrêté en face d’eux.

« Qui aurait dû mourir et qui aurait dû vivre ? »

Choi Hyuk réfléchissait à voix haute.
Song Simin a levé la tête et l’a regardé. Ses yeux étaient inexpressifs, comme s’ils avaient été vidés de toute émotion.

« Pi… Pitié… »« Au moins, tu n’étais pas l’un d’entre eux. »

Schlit !

On ne sait pas quand il a planté son épée, mais la lame de Choi Hyuk était enfoncée dans le cou de Song Simin.

« Aaahh !! »

L’expression de terreur qu’avait Yoon Girim sur le visage est restée alors que sa tête était coupée. Choi Hyuk s’est brièvement souvenu du Jeu Bonus, où Jung Minji l’avait portée sur son dos et avait surmonté cette situation de vie ou de mort. Cela lui a laissé un goût amer dans la bouche.
Choi Hyuk a baissé son épée et s’est incliné devant les autres rois.

« Je suis désolé de vous avoir causé des problèmes. »

Puis il s’est incliné devant le président.

« Veuillez pardonner mon impolitesse. Mais, je suis sûr que vous comprenez notre situation. »

En apparence, il avait l’air de respecter le pouvoir en place, cependant, c’étaient leurs propres règles qui s’appliquaient aux survivants.
Il s’agissait de l’attitude que Choi Hyuk avait mis en avant et que les autres rois avaient silencieusement acceptée. Une nouvelle règle était en train d’être créée en ce moment même.
Le président n’a pas dit un mot. Il a, lui aussi, accepté en silence.

Tout a commencé à ce moment-là.
S’il y avait un différend, il serait résolu par un combat entre les parties concernées. Cela faisait partie de leur culture. Aucune personne extérieure n’a essayé de s’interposer dans leurs relations.
Deux mondes s’étaient formés dans un seul pays.
Le monde était en train de changer avec le retour des survivants.

———————————————————————————-
Chapitre traduit par Sigyn sur https://kisswood.eu
———————————————————————————-




Chapitre Précédent | Chapitre Suivant 

2 thoughts on “Sovereign of Judgment – Chapitre 34

Laisser un commentaire