KissWood

Kumo Desu Ga, Nani Ka ? – Chapitre 260.5.1

Oni 15 – Non-humain


Commentaire de l’auteur :

Résumé du chapitre précédent…

Vampire – J’ai mangé ce qui lui été offert ?*

Oni – Qu’est-ce que tu fais ? Es-tu une idiote suicidaire !?

Araignée : Tout cela n’a rien à voir avec moi, n’est-ce pas ?


Nous nous fusillons du regard l’un l’autre. La colère couvant dans ma poitrine se met à bouillir, bien que j’arrive d’une manière ou d’une autre à la contenir en désespoir de cause. Si ma rage devait exploser ici et maintenant, il est tout simplement évident que je perdrais à nouveau le contrôle de Colère. C’est pourquoi, malgré les regards noirs que je jette à la vampire, j’utilise pleinement ma raison afin de supprimer cette émotion qui brûle en moi.

De mon point de vue, ce qu’à fait Sophia-san est quelque chose d’impardonnable. Les magies de Charme, de lavage de cerveau et toutes celles permettant de réduire de force les gens en esclave sont des choses que je déteste plus que tout. Et après avoir utilisé une telle technique, elle a essayé de s’en sortir en utilisant simplement l’excuse ‘j’ai fait ça car je suis une vampire’ tout en agissant d’une manière provocatrice – il est normal que je ne sois pas prêt de lui pardonner.

Simultanément, un recoin de mon esprit réalise que notre conversation s’est vraiment écartée du sujet originel. Pour commencer, c’est le fait que Sophia-san ait transformé le démon nommé Waldo-san qui a initié tout cela. En outre, avant tout cela, ce garçon était lié à l’affaire du Charme que la suceuse de sang a répandu un peu partout dans l’académie démoniaque, cependant, laissons tomber cette partie, sinon, je risque de me mettre en colère et nous n’avancerons pas. Ce qui est important à l’heure actuelle, c’est ce que pense l’intéressé de s’être transformé en vampire, du moins, je suppose.

« Waldo-san.

– Ou-Oui ? »

Lorsque j’interpelle l’étudiant, celui-ci répond d’une voix stridente. De son point de vue, aussi bien sa chérie que moi peuvent pratiquement être considérés comme des monstres. Si des personnes dans notre genre devait échanger des regards noirs dans un espace fermé comme celui dans lequel nous nous trouvons actuellement, celui-ci deviendrait très certainement particulièrement désagréable. Ce n’est pas surprenant qu’il soit incapable de dissimuler la tension qu’abrite sa voix.

« Waldo-san, comment te sens-tu vis à vis de ta transformation en vampire ? »

A la suite de ma demande, le garçon réfléchit un moment.

« Je la considère comme un véritable honneur. »

Il a sûrement profité de ce moment de réflexion pour découvrir quelle pourrait être la meilleure réponse à donner. Celle qui lui permettrait, à l‘aide d’une courte phrase, d’exprimer son désir de devenir un vampire, et que ses sentiments n’ont pas changés même après avoir appris qu’il avait été la cible d’une magie de charme. SI tel est le cas, il n’y a rien à rajouter concernant le jeune démon. Toutefois, le prochain point à aborder est différent.

« Vous avez bien entendu ce qu’à dit Waldo-san. Il affirme l’avoir lui-même souhaité, pour cette raison, je n’ai pas l’intention de dire quoi que ce soit de plus à ce sujet. Néanmoins, Felmina-san mérite des excuses. Sa vie s’est retrouvée totalement ruinée par Sophia-san. Peu importe comment j’envisage tout cela, c’est de sa faute. Et cela indépendamment de tout ce que tu as dit sur les vampires et tout ça. »

Sans détourner les yeux de la racine du problème, je déclare ces mots. Durant ce court intervalle de temps, j’ai pu saisir à quel point Sophia-san est obsédée par sa nature vampirique. Cela dit, ces deux sujets n’ont aucun liens. Que l’on soit un vampire ou quoi que ce soit d’autre, cela ne peut en aucun cas vous absoudre de la faute qu’est le fait d’avoir ruiné la vie d’une autre personne. Et, cerise sur le gâteau, étant donné que la vampire a tout oubliée, les deux filles ne peuvent arranger les choses entre elles.

La coupable reste immobile tout en continuant à me jeter des regards meurtriers. Néanmoins, ses yeux s’agitent légèrement dans leurs orbites. Je suppose que même elle peut sentir qu’elle se trouve en désavantage dans une telle situation. Elle se comporte vraiment comme un enfant sermonné cherchant désespérément à échapper à sa punition.

Soudainement, l’étrangeté de cette situation me frappe. Nous sommes tout deux des réincarnés. En ajoutant notre précédente existence à l’actuelle, cela nous fait un age mental assez imposant. Et pourtant, au vu de son comportement jusqu’à présent, son esprit me paraît assez enfantin. Je me demande quelle en est la raison ?

« Sophia. »

Mes interrogations se retrouve interrompue par la voix de Shiro-san. C’est une voix tranquille mais la présence en émanant n’est pas à prendre à la légère. Au moment où ces mots parviennent à ses oreilles, une petite lueur apparaît dans ses yeux de la fille au pied du mur. Peut-être s’attend-elle à recevoir du soutien ?

« Excuse toi auprès de Felmina-chan. »

Toutefois, les paroles de Shiro-san… semblent trahir ses attentes. Sur l’instant, l’expression vide de la suceuse de sang manifeste sa surprise avant que celle-ci ne vire au rouge en un éclair. Elle fusille du regard celle à laquelle elle est censée présenter ses excuses et soudain :

« Ne t’emballe pas simplement car elle utilise -chan avec ton nom ! »

Suite à cette phrase, elle s’enfuie. Parmi toutes les remarques d’adieu tranchantes auxquelles elle aurait pu penser, c’est tout ce que elle a trouvé ? Il semble que je ne sois pas le seul sidéré, au vu de l’étrange et indescriptible atmosphère qui envahit la salle.

Et, au sein de la-dite atmosphère, Waldo-san est le premier à réagir. Après avoir silencieusement imploré toutes les personnes présentes, son regard agité se pose vers la porte que la réincarnée a franchi. Après avoir observé le comportement du jeune garçon, Felmina-san tourne une expression implorante en direction de sa sauveuse. En réponse, Shiro-san acquiesce sans bruit, exprimant son consentement

Je suis maintenant seul en compagnie de la femme vêtue de blanc. Observant son visage, je remarque que, bien qu’elle soit aussi dépourvue d’expression que d’habitude, elle semble relativement contrariée.

« Aurais-tu du temps à m’accorder ? »

Je l’interpelle, anticipant son départ, celle-ci me semblant sur le point de se lever. A l’origine, je suis venue ici pour avoir une discussion avec elle, je me suis simplement fait entrainé dans les problèmes de la jeune vampire. Quand à mes questions de tout à l’heure, elle et les autres, strictement parlant, je n’avais aucun droit de me mêler à tout cela , après tout, je reste une tierce partie n’ayant aucun lien avec cette histoire.

« Pourquoi Sophia-san se comporte comme cela ? »

Malgré tout, c’est là la question que j’ai choisi de poser. Et cela malgré les sujets importants sur lesquels je devais l’interroger. Peut-être ai-je développé d’étranges sentiments envers elle à cause de notre combat à mort passé.

Suite à ma demande, Shiro-san reste un moment plongée dans le silence. Je m’y suis déjà habitué du fait de notre session de question-réponse au sein de l’autre dimension, mais toute conversation avec la fille en blanc nécessite une certaine patience. Vu qu’elle ne s’est toujours pas levée, je pense qu’elle a l’intention de me répondre. Dans le cas contraire, elle se serait contentée de se retirée sans prononcer le moindre mot, du moins, c’est mon hypothèse.

« Parce qu’elle n’est pas humaine. »

La réponse qu’elle m’a offert après cette pause prolongée… était un peu trop concise pour je puisse comprendre ce qu’elle essaie d’exprimer. Parce qu’elle n’est pas humaine, hein. Ceci étant dit, je n’en suis pas un non plus. Néanmoins, bien que nous sayons tout deux des non-humains, je n’arrive pas à la cerner.

« Un humain ne peut comprendre les sentiments d’une araignée. Et cette araignée ne peut, elle aussi, comprendre les sentiments d’une grenouille. »

Il semble que mes doutes soient apparus sur mon visage. Grâce à sa seconde explication, il m’a été possible de vaguement comprendre. Bien qu’aucun de nous ne soit un humain, je suis un oni tandis que Sophia-san est un vampire. Bien que certains regroupent tous les non-humains humanoïdes dans le même panier, il reste une différence claire entre chaque espèce correspondant à cette description. Ce qu’essaie d’expliquer Shiro-san, c’est probablement que, pour cette raison, des malentendus sont voués à apparaître.

Il est certain que mes connaissances au sujet des vampires sont presque inexistantes. Je ne sais ni pourquoi elle semble si obsédée par son statut de vampire, ni comment ceux-ci vivent. Bien qu’elle était, aux yeux de tous, clairement la personne en faute, elle restait si opposée à présenter ses excuses, il se pourrait donc que ,sur certains sujets, un vampire soit incapable d’admettre ses fautes. Bien que, même en considérant les choses sous cet angle, je reste tout de même incapable de lui pardonner.

Mais, malgré ce que je viens de dire, je risque de faire fausse route en la blâmant unilatéralement.

Le temps que je rassemble mes pensées et que je lève la tête, la femme mystérieuse s’est mise à manger quelque chose. Si mes yeux ne me trompent pas, cela semble être la cuisse d’une énorme grenouille. De son côté, Shiro-san en prend une bouchée sans changer d’expression avant de se mettre à mâcher. Ah. Il semble après tout que je manque bien de compréhension envers les non-humains. Voir cette scène m’a suffit pour en prendre conscience. Par ailleurs, n’étant plus d’humeur à lui poser d’autres questions et, ayant été incapable de confirmer quoi que ce soit concernant mes questions originales, j’ai fini par partir, complètement abattu.


 Note du Traducteur français :

* Cette phrase sous-entend que dans ‘manger ce qui lui appartient’, il n’est pas question de nourriture. L’auteur souhaite probablement parler de la façon dont Sophia a ‘volé’ Waldo à Felmina.

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2 thoughts on “Kumo Desu Ga, Nani Ka ? – Chapitre 260.5.1

  1. Cette retombé de hype d’un coup… 🙁
    Je m’attendais à ce que la confrontation entre le Oni et Shiro soit différente.
    Je trouve sa conclusion un peu simple car du coup, on peut dire que la « gentillesse » qu’il a vu en Shiro pour lui avoir donné son cahier avec les différentes explications soit aussi un malentendu. Et que en réalité, c’est juste pour un moyen de l’attirer dans sa toile (niark niark niark).

    J’imagine que le prochain sera le point de vu de Sophia (du coup pas hyper intéressant). Alors j’ai hâte d’être dans 2 semaines pour de nouveaux rebondissements^^.

    Merci beaucoup pour le chapitre o/

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