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Kumo Desu Ga, Nani Ka? – Chapitre 212.5.24







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Dieu de l’épée VS Ogre

J’esquive les deux katanas de l’Ogre et le repousse.
Si j’échange des coups avec lui directement, mon épée se brisera.
Il y a ce niveau de force physique dans un coup.
Ou plutôt, toutes les attaques ont la capacité de me tuer.
J’avais le sentiment d’être inférieur au niveau du statut intuitivement depuis que je l’ai vu et je comptais être prudent, mais j’étais encore trop naïf.

« GAAAaaaa ! »

L’Ogre hurle.
Le simple hurlement devient un son concentré et me frappe.
De la douleur traverse mes oreilles, et un impact comme si j’avais été frappé, traverse mon corps.
Tout cela d’un cri et sans aucune compétence.
L’Ogre tient ses katanas tout en marchant et en fissurant le sol à chaque pas.
Je l’esquive de côté de façon exagérée tout en reculant énormément.
L’Ogre atteint en un pas l’endroit où je me trouvais avant de me replier de mon mieux, et continue tout droit dans ma direction.

Tout en pointant son arme dans ma direction, un flash apparaît à la pointe.
Comme je m’y attendais une épée magique.
De plus, elle est d’un niveau considérablement haut.
Et bien que l’Ogre se comporte comme s’il était fou, son style de combat ne se repose pas entièrement sur sa force.
Le fait qu’il utilise le pouvoir de son épée magique est une bonne preuve.
Même s’il semble avoir perdu le contrôle de lui-même, il est cependant en train d’utiliser des techniques de combat de façon instinctive.
Quel être problématique.

S’il s’enrage de toutes ses forces, j’ai une méthode pour m’occuper de lui.
Étonnamment, je passe à travers le barrage de lames et frappe de mon épée le corps de l’ogre.
Superficiel.
De plus, il est solide.
La sensation transmise par ma main n’est pas celle de la chair tranchée, mais la sensation que la lame a été bloquée par quelque chose de très dur.
Sans parler de chair, je n’arrive même pas à transpercer la peau.
La victoire et la défaite sont décidées.
Il me semble que c’est clair.

Peu importe les techniques supérieures que je possède, si l’attaque ne fonctionne pas, je ne peux pas gagner.
Ou s’il avait des points faibles comme les yeux ou la gorge, je pourrais peut-être le blesser, mais ça ne serait pas une blessure fatale.
En comparaison, les attaques de l’Ogre me tuerons en un coup.
Une attaque de l’Ogre finira probablement par m’avoir avant que mes attaques ne réduisent ses points de vie.
Dans ce cas, il y a une chose que je dois faire.
Je vais gagner du temps pour qu’un maximum d’habitants puisse s’enfuir.
J’abandonne l’attaque.

Je transforme tout ce que j’ai appris à travers ma vie pour me défendre dans le but de gagner du temps.
Combien de temps s’est passé ?
Même un instant me paraît une éternité.
L’Ogre est l’être le plus puissant que j’ai affronté jusqu’à présent.
Et la durée de la bataille est probablement aussi la plus longue.
Combien de fois est-ce que le soleil s’est levé et couché ?
Puisque j’ai éliminé toute pensée non nécessaire depuis un moment, je n’ai même plus conscience de ce genre de choses.
Plus je me concentre et plus ma conscience disparaît.

Je laisse tomber toute forme de réflexion et la transforme en concentration pour me battre.
J’abandonne ma propre existence et devient un corps qui ne fait que se battre.
Je ne pensais pas qu’après avoir atteint un tel âge, j’atteindrais un nouveau stade dans ma maîtrise de l’épée. J’aurais voulu raconter l’expérience de couper un éclair à mes apprentis si possible.
Même si je ne pense pas que mes apprentis puissent le faire eux-mêmes.
Ah, mais je suis capable de voir un dénouement.
Commencer à penser comme cela en est la preuve.

En dépassant mes limites j’ai même abandonné la pensée de me concentrer sur le combat, mais je vais bientôt atteindre mes limites.
Et cette limite n’est autre que mon endurance.
J’ai arrêté toutes les attaques de l’Ogre.
Cependant, le combat a duré tellement longtemps que j’ai dépassé les limites de mon endurance.
Mes muscles se déchirent dès que je bouge et je peux sentir mes os craquer.
Le goût du sang remplit ma bouche dès que je respire, et mes yeux voient flou et je ne peux voir qu’à moitié.
C’est un miracle que je ne sois pas encore mort.
Il semble que le miracle s’arrête ici.

Je ne peux même plus faire un pas de plus.
Pour autant, je ne lâche pas l’épée que je tiens.
C’est ma dernière obstination.
L’Ogre ne vient pas me tuer alors que je me suis stoppé.

« Vieil homme, je voudrais connaître ton nom. »

Ho.
Je pensais que c’était un monstre sans conscience, mais il peut parler, huh ?
Maintenant que j’y pense, les mouvements de son épée se sont étrangement améliorés vers la moitié du combat.
Est-ce qu’il a regagné sa raison pendant le combat ?
Même si je ne sais pas pourquoi il a perdu la raison, la récupérer pendant un combat…
Si l’on parle du contraire, j’en ai vu un grand nombre.

« Dieu de l’épée, Reigar Van Rengzand. »

Même si je le dis d’une voix brisée, j’arrive à le dire correctement.

« Dieu de l’épée. Tu es suffisamment fort pour que je me présente. Même si je devrais être incroyablement plus fort, je n’ai pas réussi à te toucher une seule fois au final. Je n’aurais jamais pensé que ma frustration me ramènerait à la raison. Non, ce n’est pas un retour à la raison. Il semble que je puisse redevenir fou à n’importe quel moment à cause de ma colère et de mon désir de tuer. Même si ma raison est revenue, je suis loin de ne plus être enragé. »

La deuxième partie est probablement un monologue.
Il semble complètement sans défense.
Cependant, je n’ai plus la force de le frapper.

« Dieu de l’épée, Reigar Van Rengzand. Je n’oublierais pas ce nom. Et je vais te tuer avec mon respect en tant que guerrier. »

L’Ogre disparaît.
Même si mes yeux ne voient plus beaucoup, je ne pourrais pas m’en occuper même si je pouvais le voir.
C’est un coup tellement passionné.

« Splendide. »

Mon corps est coupé en deux en même temps que ma chère épée.
Il semble qu’il n’y ait pas que moi qui ait atteint le secret de l’épée pendant ce combat.
Même si ce n’est pas suffisant, c’était une attaque qui me laisse l’entrapercevoir.

« Toi aussi tu étais splendide. »

Ses mots atteignent mes oreilles juste avant que je ne perde conscience.

*

Kuro se débat parmi les araignées blanches qui le recouvrent.
De plus, il s’échappe de cet espace différent.
D’après Kuro, environ dix jours se sont passés.
Cependant, il a la sensation après s’être échappé que le flot du temps dans le monde extérieur est différent de celui de l’espace où il était.

« Elle peut même utiliser le temps et l’espace, huh ? »

Kuro marmonne mécontent.
Celle qui l’a bloqué ne montre pas son apparence directement après tout.
Elle a juste lancé une marée d’araignées blanches qui peuvent considérées comme une autre partie d’elle ici.
Cependant même sans mettre sa vie en danger, c’est la première fois depuis la construction du système que Kuro est aussi fatigué que maintenant.

Kuro traverse la montagne magique rapidement.
Se dirigeant vers le pays de l’interstice qui se trouve là-bas.
Cependant, il n’y a plus de pays à cet endroit.

Plusieurs années se sont passées dans le monde extérieur depuis l’emprisonnement de Kuro.



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