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Tour des Mondes – Nina 16 - KissWood

Tour des Mondes – Nina 16

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Se mettre à table 1

Nina s’attendait à beaucoup de choses, mais pas à affronter un mur d’os avançant lentement vers elle.
Comme pour répondre à sa présence, celui-ci s’arrête pendant quelques instants avant de se mettre à vibrer. Les os craquent en bougeant et de la surface de la masse d’os se forme un simple squelette qui se précipite dans sa direction.

« Vraiment… Un bon vieux squelette ? »

Légèrement déçue, Nina soupire avant de frapper rapidement le squelette au crâne après avoir dévié ses bras tendus dans sa direction. Elle frappe plusieurs fois à différents endroits, jusqu’à ce que finalement le squelette finisse au sol désarticulé et inanimé.

« L’échauffement c’est bon. Allez, montre-moi ce que tu as en stock. »

Elle fait quelques mouvements de plus en agitant les deux torches tout en souriant légèrement. Quoi de mieux pour elle que de briser des os. C’était un plaisir de le faire sur terre quand la personne le méritait et ici, il faut bien défendre ses deux nouveaux amis inconscients au sol.

Un autre squelette apparaît et elle lui brise les os de la même façon que le premier, mais elle n’est clairement pas satisfaite d’affronter un monstre aussi faible qui n’est même pas armé ou équipé convenablement. Le deuxième tombe à son tour au sol en morceaux et un troisième squelette un peu différent se forme. Celui-ci est clairement mieux équipé pour le combat. Quatre bras, deux colonnes vertébrales et deux cages thoraciques ainsi que plusieurs épaisseurs d’os qui le rendent bien plus solide physiquement que ses deux prédécesseurs.
Pour Nina, c’est une façon intéressante de rendre sa tâche plus difficile, mais dans le fond, on lui demande quand même de casser des os et ça n’a rien de sorcier pour quelqu’un qui connaît les endroits où frapper. Ce n’est pas parce qu’il a quatre bras qu’ils ne sont pas fragiles. Peut-être qu’elle considère ça comme un peu plus intimidant, mais ce n’est pas encore digne de faire peur comme dans un film d’horreur. Cependant, c’est difficile pour elle d’avoir peur de quelque chose qui n’a pas de muscles.

Un bras essaye de lui attraper les cheveux, sans succès. Elle frappe rapidement à la jointure du coude et les os se détachent de l’humérus avant de frapper le mur et de retomber au sol. Sans laisser le temps aux autres bras de l’atteindre, elle place un coup de pied sur la double cage thoracique exposée et le squelette, bien trop léger pour son propre bien, est propulsé vers l’arrière sans ménagement et frappe le reste du mur d’os en claquant.
Le choc est suffisamment grand pour déloger plusieurs os mal incrustés de ce qui semble plus être un amalgame osseux qu’un réel squelette. Décidément, affronter quelque chose de déjà mort va finir par être ennuyeux. La présentation est pas mal, mais si c’est pour être aussi fragile, ça ne vaut pas le coup de se battre.

Alors qu’elle soupire, un des bras squelettes par terre se met à bouger et elle se contente de planter son talon dans les os pour finir de les briser convenablement. Cela lui fait la même sensation que de tuer un insecte quand ils sont par terre comme ça. Enfin, on dirait que le mur a décidé d’être plus sérieux. Plutôt que de laisser le travail à des sous-fifres, il absorbe les os du troisième squelette et avance dans sa direction. Une dizaine de mains sortent du mur et essaye de l’attraper, mais à ce niveau ça ne sert plus à rien. Même armée de deux torches, c’est plus que facile pour elle de contre-attaquer quand l’adversaire est aussi lent.

En se servant des torches, elle frappe les mains tendues dans sa direction une par une, mais elles sont aussitôt remplacées par d’autres alors que le mur d’os continue d’avancer dans sa direction.
Les os grincent et se contorsionnent en essayant de l’attaquer, mais tout cela manque de précision. De son côté, le problème vient surtout du manque d’efficacité de son attaque. Le mur d’os est clairement suffisamment épais pour contenir toujours plus de bras, même si elle en brise au fur et à mesure.
Malheureusement, les os cassés semblent être récupérés et rejoignent à nouveau le combat à mesure que le mur avance vers elle. Le combat n’aura jamais de fin à ce rythme.

À cause de cela, elle doit reculer et, petit à petit, elle s’approche des deux garçons par terre. Ils vont finir par se faire attaquer ou avaler par le mur si ça continue. Elle n’a pas vraiment compris ce que le monstre cherche à faire, mais elle n’a pas envie de laisser cette opportunité d’avoir des informations parce qu’un monstre qui n’a pas d’estomac a faim.

Tout en continuant à repousser les attaques en continuant à briser des os, elle se concentre sur le fil magique pour qu’il retourne en direction de sa cellule. Sans voir, c’est assez difficile pour elle de savoir ce qu’elle fait, mais le fil agit un peu comme une sorte d’extension d’elle, donc même en y allant à tâtons, il suffit d’un coup d’œil pour réajuster la direction.
Finalement, elle l’attrape, ça l’irrite d’avoir à le faire, mais la seule chose dans cette foutue pièce qui peut l’aider, c’est cette table à la con. Pendant un instant, elle a bien pensé à dégonder la porte pour s’en servir, mais ce serait difficile de se replier. Et puis Judas… meh.
Pour elle, c’est clair qu’il est impossible que Judas soit utile, elle pourrait s’en servir pour transpercer le mur, et après ? C’est difficile de savoir comment des os peuvent bouger par eux-mêmes, mais plutôt que de perdre du temps avec Judas, la table est clairement plus utile. Il suffit juste… qu’elle réussisse… à la sortir de là !

Alors qu’elles s’énervent sur le fil qui est vraiment difficile à manipuler, elle réussit à pousser la chaise de côté et à la faire se diriger vers la porte de la cellule. Bien. Plus que la porte a passer et elle pourra finalement s’en servir.

Le problème, c’est que le mur attaque de plus en plus violemment à mesure qu’elle essaye de gagner du temps. Des moitiés supérieures de squelettes en sortent et essayent de l’attraper. Si seulement le couloir faisait quelques dizaines de centimètres de moins, ce serait tellement plus simple. À la place, elle doit se servir de torches pour repousser des os qui ne prendront jamais feu. Dans ce genre de cas, ce n’est pas non plus possible qu’une brûlure inquiète la masse d’os.
Une corvée, c’est tout ce que cette situation est pour elle. Pour elle, ça revient à prendre un cure-dent pour tuer quelqu’un : il y a clairement mieux comme outil.

À mesure qu’elle casse des os, le mur semble de plus en plus énervé et craque de plus en plus fort en essayant de l’atteindre. Des moitiés supérieures de squelettes sortent pratiquement de la masse d’os et essayent de l’atteindre en rampant dans sa direction. Une nuisance de plus qu’elle règle en mettant des coups de pied. Heureusement pour elle qu’ils n’ont pas d’arme à utiliser, sinon la situation deviendrait problématique. Il suffirait que le mur commence à avoir des idées pour que la situation dégénère. Si par exemple il commence à jeter des bras animés dans sa direction, ce serait déjà plus complexe à gérer. Enfin, elle n’en voudra pas à des os de ne pas avoir d’imagination.

Alors qu’elle frappe encore et encore les os pointés dans sa direction, la table finit par se déloger de l’encadrement de la porte. Il y a quelque chose comme cinq centimètres de marge dans l’encadrement, mais elle a dû s’y reprendre à plusieurs reprises en attachant son fil à différents endroits pour réussir à avoir le bon angle. Elle jette les torches en direction du mur qui continue de s’agiter et qui n’y prête même pas attention.
C’est maintenant l’heure de se servir du mobilier pour s’occuper de la créature devant elle. D’un geste, elle l’attrape et la retourne en gardant les pieds de son côté du couloir.
Si les os ont bien une faiblesse, c’est clairement leur fragilité. Une masse aurait fait l’affaire, mais il y a un autre détail à prendre en compte, le mur d’os n’est pas particulièrement « fort ». Avec des muscles, la situation aurait pu être différente, mais ce n’est qu’un amalgame d’os.

Et pour la grande idée qu’elle a eue. Il suffit de charger dans le tas. En attrapant la table par les pieds, elle la soulève complètement et fonce en direction du mur. Qu’il soit épais ou non, ce n’est qu’une grosse pile d’os pas très lourd.
Les bras qu’elle touche avec la table se brisent et elle finit par atteindre la surface du mur d’os dont elle en brise plusieurs avec le choc. Elle plante ensuite son pied dans le sol et commence aussitôt à pousser de toutes ses forces. À vu d’œil, il doit y avoir plus de deux cents kilos d’os, mais vu qu’en poussant elle en brise des centaines, la résistance diminue à mesure qu’ils tombent au sol en morceaux.

Malheureusement, le mur ne recule pas du tout. Alors que les bras cherchent à attraper la table, elle décide de reculer. Cela va nécessiter plus de force, mais ce n’est pas un problème.

Elle recule autant qu’elle le peut et, sans laisser un centimètre au mur d’os, elle se jette en avant, bien déterminée à renverser le monstre.
La table frappe violemment le mur en brisant encore plus d’os et, en profitant du momentum, Nina pousse de toutes ses forces la table jusqu’à ce que finalement elle arrive à le sentir. Le mur commence à céder et il lui suffit maintenant de recommencer.

Elle recule à nouveau avec la table pour prendre de l’élan et charge ensuite le mur. Le choc est toujours aussi violent, mais cette fois-ci cela a vraiment un effet sur le mur qui commence à basculer vers l’arrière. En contractant ses jambes au maximum, elle pousse le mur de plus en plus et, finalement… le mur finit par tomber en arrière alors que les bras squelettes attrapent la table et l’entraînent avec eux au sol en soulevant la poussière du couloir.

Nina, sans même prendre le temps d’y réfléchir, monte sur le monstre en se plaçant sur la table alors qu’elle peut entendre des os se briser sous son poids. Elle se met ensuite à sauter sur place, une fois, puis deux et le rythme s’accélère à chaque nouveau saut.

«  On n’attaque pas… les gens… pour les manger… quand on n’a pas… d’estomac ! »

À chaque saut supplémentaire, le mur semble être de moins en moins vivace et finit par ne pratiquement plus bouger. Il y a bien quelques os sur le sol qui cherchent à fuir, mais elle se met aussitôt à les écraser un par un.

Nina prend son souffle quelques instants en posant les mains sur ses jambes. Pour un premier monstre, elle ne s’en sort pas trop mal. Elle s’imaginait que le combat serait difficile, mais il semble que le mur d’os n’était qu’un enchevêtrement de restes humains sans l’intelligence nécessaire pour offrir un véritable challenge.

Pour la forme, elle saute une fois de plus sur la table pour s’assurer que le monstre est calmé, mais il semble qu’elle ait bien résolu cette infestation de squelettes.
Maintenant, il est temps de s’intéresser à autre chose.

Après tout, les deux garçons qu’elle a devant elle sont la raison de ce combat. Ils ont tous les deux intérêt à parler puisque sinon, Judas pourra bien les transpercer ou les manger si ça lui chante.
C’est bien ce qu’il est censé faire pour devenir plus fort, non ?


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Vos appréciations sont importantes pour m’aider dans l’écriture de l’histoire.

Correction : Hastin


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Tipeee

2 thoughts on “Tour des Mondes – Nina 16

  1. Se faire massacrer par une table manié par une furie, j’imagine que c’est une belle mort pour un sac d’os

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